Le piéton est une espèce en voie de disparition.
Statistique Canada montre qu'entre 1998 et 2005, la proportion de Canadiens ayant effectué au moins un déplacement à pied dans une journée moyenne a chuté de 26% à 19%. En revanche, les déplacements en auto ont explosé. La situation est moins pire en Europe. Oufff!!! Alors que la marche est privilégiée pour 12% des déplacements utilitaires au Canada, cette proportion augmente à 34% en Allemagne, 39% en Suède et 46% aux Pays-Bas.
«En ce début du nouveau millénaire, sortir le chien est devenu notre seule occasion de marcher», note avec justesse Marie Demers, auteure de
Pour une ville qui marche.
La place publique a été transformée avec le temps en simple lieu de passage pour automobile. Délaissée, la marche ne joue effectivement plus son rôle social, celui de rassembler, de réunir, de permettre la rencontre. Nous vivons isolés les uns des autres, dans nos habitacles toujours plus étanches au monde extérieur.
«L'omniprésence de la voiture et la création d'un environnement urbain déshumanisé nous tuent à petit feu», estime Marie Demers.
Nous avons donc encore possibilité de sauver cette espèce en voie de disparition: la passerelle Fournier, petit espace public non soumis à la pression automobile.