
Prochaine vélorution tourangelle: 
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L’association Roulement à Bill tiendra son premier atelier d’autoréparation le samedi 7 novembre
au alentour de 9h00 du matin dans un garage de la rue des Abeilles (Quartier Velpeau et facile à trouver).
Lors de la 50ième vélorution (3 octobre), l'association d'autoréparation tourangelle a été
officiellement présentée aux participants. Son nom : Roulement à Bill.« Trame Verte » de couleur verte ou « Trame Verte écosystème »
Pour abattre les grands arbres dans la ville il faut dire, écrire et répéter à longueur de presse et de « pages vertes » « on replantera des arbres ! » C’est ce que fait l’état major municipal (1). C’est ainsi, avec cette phrase, que progresse l’élimination des grands arbres dans la ville de Tours. Des arbres « on en plante » c’est indéniable, même si c’est en fait de plus en plus des « faux arbres ». La ville de Tours « innove » sans cesse en ce domaine. A quoi ressemble un « faux arbre » : un grand mat métallique avec des câbles en acier torsadés tuteurs d’une « plante grimpante ». Ce dispositif ingénieux crée une « verdure verticale » et tient lieu de potiche d’arbre. Il a l’avantage économique indéniable de ne comporter aucun système racinaire profond. La place manque et la privatisation de l’espace public veut entrer dans une nouvelle phase…
Il faut craindre maintenant une intensification de l’élimination de la strate arborescente de la ville, l’état major municipal vient de dévoiler son Plan d’Occupation des Sols (2) : « Penser Tours » (3) On y découvre sa nouvelle arme, pour en finir avec tous les arbres de la ville et détruire les restes d’écosystèmes encore existants. La municipalité y lance son concept de « Trame verte » qui dans les faits se réduit à seulement une « tranchée verte » au singulier. Rien, en fait, pas de nouveaux jardins, surtout pas de surfaces, au mieux que des « axes » avec de vrais arbustes mais à terme seulement des mats métalliques, tuteurs de « verdure verticale ». Il ne peut pas en être autrement. La place manque et la privatisation de l’espace s’accélère pour entrer dans une nouvelle phase.
Les exemples de « l’impossible Trame Verte »
Dans les plans de l’état major municipal il est déjà difficile de trouver de la place pour des pistes cyclables qui sont elles des surfaces artificialisées, alors pour une « Trame Verte » ou même seulement pour une « tranchée verte » cela relève de l’irréalisable.
Il est déjà difficile de faire naître une volonté politique pour rénover la « Passerelle Fournier » et la rendre accessible aux vélos. Cette passerelle historique, voie de passage au dessus des voies ferrées relie deux quartiers et deux marchés populaires de la ville. Elle correspond de fait à un besoin simple et quotidien des habitants. Mais la rendre accessible aux vélos, mais aussi enfants en poussettes avec leur mère et aux personnes en fauteuil roulant, semble poser un problème insurmontable à la municipalité. La rénovation de cette passerelle est revendiquée depuis de nombreuses années par la « Vélorution » (4) mais n’est jamais entrée, ni les têtes ni dans les plans et encore moins dans les budgets de l’état major municipal. Alors avec la « trame verte » il faut craindre le pire, l’éradication de tous les arbres de la ville pour des « faux arbres », des « verdures verticales » accrochées à leur mat…
A quoi pourrait bien ressembler un véritable « Trame Verte » conçue comme un écosystème ou comme un « corridor biologique ». « Et bien c’est extrêmement simple, en lieu et place des multiple rangés de stationnement automobiles dans les rues, il faudrait faire « ré-émerger la terre », la faire revenir à « l’air libre » et l’offrir à toute les strates d’un peuplement végétal : arborescentes, arbustives et herbacées…
Mais l’automobile rapporte encore énormément d’argent à la ville et le sous-sol est tellement colonisé par la canalisation de toute sortes, que le concept de « Trame Verte » du PADD de monsieur le maire ne peut être en définitive, que pure démagogie.
Une « Trame Verte », réel écosystème, est fondamentalement incompatible avec le réel et actuel plan municipal de privatisation de l’espace public.
(1) Un Jardin de la France en béton armé
(2) Le POS devient un PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable).
La connotation militaire exprimée de manière explicite par le terme « Plan d’Occupation des Sol » est supprimée avec le PADD. Il faut cependant savoir que la notion « d’aménagement » du territoire est lié aussi à la guerre. Elle émerge politiquement après la « Grande Guerre ». C’est justement par cette « boucherie » préalable de paysans d’Europe que le Léviathan technocratique peut nationaliser, centraliser et aménager selon ses plans les territoires débarrassés de leurs populations rurales.
(3) Penser Tours PADD
(4) la 50ième vélorution fera naitre un beau bébé - le blog velorutiontours
(5) Plaidoyer pour la passerelle Fournier - le blog velorutiontours


Nous profiterons de cette 50ième velorution pour inaugurer un
atelier d'autoréparation de vélo (qui se situera à quelques mètres de la gare et pas loin de la passerelle Fournier).Le feu en forme de vélo clignote orange, les cyclistes ont une vingtaine de secondes pour démarrer alors que le feu tricolore pour les voitures est encore rouge. Quinze feux dédiés aux vélos ont été installés, début juillet à Angers, aux carrefours où les bus bénéficiaient déjà de feux anticipés.
Auparavant, soit les cyclistes gênaient le démarrage des bus, soit ils étaient dans l’illégalité en démarrant en même temps qu’eux. L’installation des signaux pour vélos régularise cette situation. Une amélioration en terme de sécurité également : les cyclistes ont désormais le temps de trouver leur équilibre avant le démarrage des voitures.
Étienne Portolan, chargé de mission « vélo » à la ville d’Angers, souligne enfin « la valeur symbolique de la priorité donnée aux vélos sur les voitures. » La collectivité envisage de généraliser cet équipement à tous les carrefours de la ville.
Au lieu d'un vélo en libre-service. la ville va opter pour un système de « vélos partagés » à compter de septembre 2010, a annoncé vendredi Roland Ries, le maire (PS) de Strasbourg. Testé dès la mi-juin, le dispositif comprendra 5 000 deux-roues et quinze points de location dans la CUS. A la différence du libre-service, chacune des stations sera animée par des agents chargés de l'entretien et de la mise à disposition des engins.
Bien que longtemps envisagé, le libre-service n'a pas été choisi pour des raisons locales. Aux utilisations occasionnelles, peu rentables et fréquentes, le système de vélos partagés favorisera donc les locations « à moyenne et longue durée ». Un pack spécial sera proposé aux entreprises, comprenant la location et l'entretien.Les élus réclament deux mesures. En premier lieu, la création d'un crédit d'impôt ou d'un « chèque vélo » pour chaque premier achat de bicyclette, d'un montant de 40 % du prix et plafonné à 200 euros (400 euros pour un vélo électrique).
« Le gouvernement a bien mis en place une prime à la casse pour favoriser l'achat d'automobiles moins polluantes », rappelle Jean-Marie Darmian, président du club et maire de Créon (Gironde), pour justifier ce dispositif.
La seconde mesure proposée serait en faveur des salariés se rendant à leur travail à vélo : « L'employeur pourrait verser 0,20 euros par kilomètre à ses salariés cyclistes, à la place de la prime transport. »


A deux jours d'une vélorution qui ira défendre l'idée de l'arbre en ville, voici un article de Jean-Marc, vélorutionnaire tourangeau qui, sur le site CarFree France, dresse un bilan peu flatteur du journalisme local et de la gestion de la nature en général: un arbre qui tombe à Tours, un journaliste s'affole. Le même jour, 20 morts à cause de la bagnole, milles arbres abattus et mille sangliers tués.... Constat? Ceci:
Un arbre au jardin des Prébendes est tombé. Le vieux chêne d’Amérique en tombant n’a fait aucune victime. Mais, comme il fallait s’y attendre, sa chute soudaine, a réactivé immédiatement dans la presse et le microcosme politique local Tourangeau, la polémique général sur les arbres et la sécurité.
Dan la rubrique « faits divers » du journal local (1), un esprit particulièrement lumineux s’illustre brillamment dans un numéro ennuyeux d’obscurantisme sécuritaire. Il veut en découdre avec « Les Verts » et avec la municipalité qu’il considère sous « influence », comme « possédée » par le « bon score européen » des « Verts »…Il veut « crever l’abcès » qui est dans sa tête pour faire sourdre son humeur belliqueuse, soudain réveillée par la chute du vieil arbre malade. Il en appelle au « sacro-saint » « Principe de Précaution » … « Pourquoi ne l’avait-on pas abattu ? » « Sa maladie était connue ! » « On a frôlé la catastrophe !» s’écrit le journaliste aux velléités combattantes…
Aucun mort en dehors du vieil arbre mort ! Ce jour là, ailleurs en France 20 personnes ont perdu la vie. Mort violente sur les routes de France… Ce même jour, mille arbres ont été abattus par décision administrative, accusés d’être responsables d’accident de la voie publique (2). Et encore ce même jour, mille sangliers ont été tués dans des battues administratives pour les mêmes raisons, aussi accusés en particulier d’être responsable d’accident de la voie publique (3)…
Un des journalistes mobilisé pour relater l’événement, donne cependant en toute innocence une information très importante. Cette donnée objective est hautement instructive, elle va exactement contre l’idée générale de « dangerosité des arbres », que le journaliste souhaite donner à son article. Des personnes étaient présentes au moment de l’événement, et notamment « une dame et ses deux enfants ». Elles ont témoigné. « On a couru et on a été sauvés ! »
Une information manque cependant. Quel était l’âge des deux enfants ? Ils étaient deux, si on exclu à priori que la mère ait pu les porter tous les deux dans ses bras, quel était l’âge de celui qui s’est sauvé avec la seule force de ses petites jambes ?
Le « redoutable grand chêne sanguinaire » dans sa volonté farouche d’en découdre avec le genre humain n’a fait aucune victime. Même un petit enfant, peut-être encore à l’âge de ses premiers pas, a échappé à ce célèbre et puissant Goliath du Règne végétal …
Avec ces trois articles sur ce sujet, la Nouvelle République s’illustre encore une fois dans une grande démonstration de « La Pensée Unique » puisque tous les trois ont été confiés à une seule et même personne, un journaliste à l’esprit particulièrement lumineux.
La première victime de la « route » a été justement une mère avec son enfant. Le journaliste qui à l’époque relata cet événement nouveau, précisait dans son article que « la voiture roulait à la vitesse vertigineuse de six kilomètres à l’heure ». Cette femme qui a péri avec son enfant abattu par une automobile marchait en toute innocence sur la chaussée… Elle ne pouvait pas encore connaître la dangerosité de la circulation automobile. Aujourd’hui toutes les mères de famille la connaissent, cette dangerosité de la voiture. Mais, malgré leur prudence, leur état d’alerte permanent pour protéger leur progéniture, elles sont encore nombreuses à périr avec leurs enfants fauchées par une voiture. Elles peuvent toujours courir, les vitesses « non vertigineuses » d’aujourd’hui sont bien supérieures à celle de six kilomètres heure…
Malgré sa position privilégiée, de journaliste à la Nouvelle République, notre esprit particulièrement lumineux semble seulement se réveiller, ou, son humeur belliqueuse l’aveugle totalement Il ignore tout de la politique municipale désastreuse d’abattage systématique des grands arbres centenaires dans la ville de Tours. Les dépenses d’abattage ont atteint des sommes colossales. L’état major municipal ne lésine pas sur les moyens pour se débarrasser des grands arbres gênant dans sa politique de privatisation de l’espace public. Le « sacro saint » « principe de précaution » est systématiquement mobilisé dans la propagande officielle pour justifier les abattages en série. Il est même appliqué doublement, puisque même les arbres sains en « pleine force de l’âge » sont aussi concernés par les opérations de « sécurisation » de l’espace, désigné « Requalification » dans les « dossiers » techniques (4,5)…
Au niveau mondial selon un rapport de l’OMS (6) les accidents de la circulation automobile arrivent en tête loin devant la guerre, dans les causes de mort violente. Les causes humaines se réservent plus de 80% des morts. Les grands arbres et les sangliers ne sont pas individualisés dans les causes de mort violente humaine, ils sont noyés dans les 18% de causes indéterminées, désignées « autres traumatismes non intentionnel ».
Sans le vouloir notre journaliste à l’esprit lumineux et belliqueux, nous révèle dans son article une expérience fondamentale, hautement instructive : un petit enfant avec ses petites jambes peut se sauver tout seul en courant d’un grand arbre qui « en veut » à sa vie.
Ce qu’un petit rosier aurait pu faire à un enfant, sans rien faire lui-même de particulier, un Goliath du Règne végétal n’a pas pu le faire en s’attaquant par surprise un innocent petit enfant. « Même pas eu ! » « Même pas égratigné ! »
Largement de quoi en finir avec le « mythe sécuritaire » de « dangerosité des grands arbres », « réifié » à force de matraquage à longueur de page dans les organes de la propagande officielle.
JMS, Tours le 20 août 2009
(1) La Nouvelle République mardi 18 août 2009
(3) La Vie n° 3334 juillet 2009 « Borloo s’attaque aux sangliers ». « En France, on tue près de 500 000 sangliers chaque année sur une population estimée au double. »
(4) Grands arbres dans la ville de Tours - Blog CVL Tours-Est
(5) Un Jardin de la France en béton armé
(6) http://www.who.int/violence_injury_prevention/publications/road_traffic/world_report/fr/index.html
Le « camembert de la mort violente » : Dans le Chapitre 2: Incidence mondiale [pdf 603kb] un camembert donne les causes mort par blessures. Les accidents de la circulation représentent la première cause de mort violente (23%), loin devant la guerre (4%)…
Alors que Vélorution Tours a été dénoncé la présence illégale d'un panneau publicitaire qui n'a pas bougé de place (immobilisme des élus à faire respecter les lois
républicaines?), une ville s'engage à bannir la publicité.
La prochaine vélorution
défendra l'idée qu'en ville, nous avons besoin de l'Arbre... non pas l'arbre en pot transportable à volonté, décor urbain au même titre qu'un abribus ou un lampadaire , non, non, l'Arbre, le vrai,
celui qui accueille des bêtes, celui qui échange notre carbone contre de l'oxygène, celui qui offre ombre et fraîcheur au besoin, etc. mais aussi celui qui perd ses branches, ses feuilles, qui
coûte à entretenir certes mais qui est si précieux!?


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