
Notre action de dénonciation de la partie urbaine de l'autoroute A10 est probablement une des plus grosses actions que nous allons mené. Elle pouvait aussi être ressentie comme la plus dangereuse:
Aller s'allonger 5 minutes par terre de façon symbolique au milieu d'une bretelle d'autoroute, même avec
ActSounds qui nous accompagnera en musique, ça n'est pas banal et c'est osé.
Conscients des premières réactions vélorutionnaires, nous avons très vite envisagé un soutien de la police municipale et nous avons très vite écrit à leur service pour leur réclamer une fenêtre temporaire de sécurisation de la zone afin de mener à bien notre action symbolique.
Toutes les craintes sont maintenant dissipées. Nous avons reçu un courriel de la préfecture et nous disposons de la bretelle pour une durée de 5 à 10 mns maximum. Nous aurons l'assistance de la police municipale et de la police nationale.
Nous n'avons donc plus aucune raison d'avoir peur, tout se met en place pour que nous puissions mener cette action comme nous l'avions imaginé: festive, conviviale, symbolique, bon enfant mais sérieuse et réfléchie.
Les modalités sont donc les suivantes:
On remonte le boulevard heurteloup sans bloquer les voitures (on prend une voie). On s'arrête dans l'échangeur à la hauteur de la rue Renan, on s'allonge par terre et ActSounds fait une musique agressive qui symbolisera les autos et le bruit, puis, ils enchainent sur une musique plus douce (symbolisant le canal qui existait avant l'autoroute), on se relève, on fait des dring dring avec nos sonnettes et on avance pour rejoindre la petite place qui est à droite. Puis discussion entre nous, meeting avec les journalistes et réflexion collective sur le but de notre opération:
Faut-il casser l'A10?
Que faut-il mettre à la place?
Qu'ont fait d'autres villes?
Dans la lignée vélorutionnaire, on n'oublie pas gateaux, café, thé et autres petites choses à partager qui sont les bienvenues.
traduction: si tous ces idiots prenaient le bus, je serais déjà chez moi.