Le journal "le parisien" a dressé un bilan de 2 ans de Vélib' dans Paris et le résultat ne peut que réjouir les deux-roues non-motorisés:
Vélib’ a-t-il créé une hécatombe ?
Non. Depuis le 15 juillet 2007,
Paris dénombre 10 cyclistes tués (dont 7 à Vélib’), 83 cyclistes grièvement blessés et 1 252 cyclistes légèrement blessés. Des chiffres qui témoignent d’une diminution des accidents dans la capitale. Entre 2007 et 2008, le nombre de cyclistes accidentés a baissé de 8,5 % ; entre 2008 et le premier trimestre 2009, il a encore chuté de 5,5 %. Or, dans le même temps, la part des vélos dans la circulation parisienne a augmenté d’environ 55 %. Autrement dit, plus il y a de vélos, moins il y a d’accidents (proportionnellement). Une tendance déjà constatée dans d’autres villes converties à la bicyclette, comme
Strasbourg ou Lyon.
Le vélo reste-il un moyen de transport dangereux ?
Oui et non. Faute de protections, les cyclistes ont plus de chances d’être blessés dans les accidents que les automobilistes. Si les vélos représentent 3 % du trafic parisien, les cyclistes constituent 6,6 % de l’ensemble des victimes de la circulation et 9,8 % des morts. Le vélo reste cependant moins dangereux que le deux-roues motorisé : avec 15 % du trafic, les motos et autres scooters totalisent à eux seuls 54,4 % des victimes de la route parisiennes.
Les cyclistes ont-ils des comportements risqués ?
Non. Selon la préfecture de police, les cyclistes ne seraient responsables que de 30 % à 40 % des accidents dans lesquels ils sont impliqués. Le cliché du cycliste amateur et casse-cou est donc une idée fausse. Parmi d’autres.