Il ne faut pas se le cacher: à chaque fois que nous allumons un bouton, il y a derrière un énorme réacteur nucléaire. Pourtant, est-ce aussi fiable qu'on le croit?
A première vue, le réseau "sortir du nucléaire" est très à la pointe de la constestation et ils ont le mérite de recenser tous les problèmes des centrales françaises. On peut être pour cette énergie mais à y regarder de près, parfois cela fait peur:
Des exemples?
A Chinon (c'est à côté): une inspection en 2005 a mis en évidence des problèmes dans le réseau d'incendie assez graves . Cette inspection de revue a été programmée à l’issue d’insuffisances constatées lors de trois inspections sur le thème de l’incendie réalisées au cours des douze derniers mois.
A Civaux (c'est encore à côté de chez nous), le 3 mars on a frolé Tchernobyl sur Vienne: un opérateur a posé un livret sur le clavier de commande du système mécanique qui permet de réguler la puissance du réacteur. "Le document (...) a été posé sur la touche de montée des grappes et a conduit à une montée en puissance du réacteur", résume l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un courrier adressé au directeur de la centrale. En bref, c'était comme dans le générique du dessin animé "les Simpsons".
On voit que ça craint quand même un peu. Il faut le reconnaitre.
Soucieux d'informer pleinement la population sur les dangers qui la menace, le Réseau "Sortir du nucléaire" organise une réunion publique à Tours le 23 mai, avec Stéphane Lhomme, porte-parole national, auteur de "L'insécurité nucléaire : bientôt un Tchernobyl en France ?
On ne sait pas encore où et à quelle heure, mais on va se renseigner. Un homme averti en vaut deux, non?