On en arrive à regretter le début de la semaine avec son tapis de neige et son froid glacial.
Il y a quelques jours, les conditions de circulation étaient très mauvaises et les voitures faisaient attention à nous au point de nous doubler à des vitesses lentes tout en se déportant très fortement. Certaines voitures n'osaient même pas doubler. On ne peut pas dire que faire du vélo sur la neige soit le paradis mais sous d'autres aspects, enfin les voitures étaient raisonnables.
Aujourd'hui, les routes sont dégagées. Enfin, pas entièrement, car les côtés des routes (là où nous roulons d'habitude) sont dégueulasses, glissants, dangereux. Mais les conducteurs ne risquent plus de casser leur boites en fer, alors ils foncent, ils nous serrent encore plus que d'habitude parce qu'on ne peut rouler aussi à droite que normalement. Les pistes cyclables sont très mal dégagées.
Bref, encore une fois, nous sommes le futur, mais nous sommes bien vulnérables.
On saluera aussi l'excellence environnementale de nos décideurs, car si on a su très vite dégager les autoroutes, on n'a pas fait autant d'efforts pour les réseaux bus. Ce qui veut dire qu'un camion espagnol remontant des fraises vers la Hollande en plein mois de janvier est plus important qu'un réseau de service public. Dès mardi matin, on pouvait voir des gens se casser la gueule sur les trottoirs, des gens privés de bus cherchant une solution, et des camions sur l'A10 à vive l'allure. On peut se bouziller une jambe, du moment que la mondialisation des échanges roule, tout va bien pour le PIB.