C'était le 18 avril 2006: Le ministre des transports et de l'équipement, Dominique Perben, annonçait la création d'un comité "code de la rue", et la nomination d'un "M. Vélo".
D'inspiration belge, le "code de la rue" a pour objectif d'obtenir un "meilleur partage de la rue" entre les différents usagers et de "réaffirmer les droits et devoirs de chacun".
Les dix membres de ce comité, mené par Monique Giroud, présidente de la Fédération des usagers de la bicyclette, devraient notamment réfléchir sur un "principe général de prudence" établissant la responsabilité de l'usager le plus fort par rapport au plus vulnérable, c'est-à-dire de l'automobiliste envers le cycliste ou de ce dernier envers le piéton.
Il pourrait aussi proposer la création de "zones de rencontre", un espace urbain limité à 20 km/h dans lequel les piétons seraient prioritaires. Par ailleurs, les rues à sens unique pourraient devenir accessibles aux cyclistes circulant à contre-sens. Le comité devrait présenter ses premières recommandations en 2007.
Ces règles, qui devraient être intégrées au code de la route, ont notamment un objectif de sécurité routière. En 2004, les piétons et les cyclistes ont été impliqués dans 30 % des accidents corporels selon le ministère des transports.
Le "M. Vélo", lui, devra favoriser le développement en ville des "modes doux". Il est chargé de recenser les expériences françaises ou étrangères et de proposer des dispositions pour l'amélioration de la sécurité des cyclistes, le développement des voies réservées ou les utilisations plus sportives du vélo. Il devra également élaborer un plan d'actions pluriannuel en deux étapes. La première s'achèvera au printemps 2007.