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  • : le blog velorutiontours
  • : le vélo : avenir de l'humanité actuellement en pleine expansion. le cycliste aventurier de la rue reprend sa place.la vélorution expression mensuelle de l'avenir de la rue...et en plus le il milite pour la qualité de son cadre de vie où toutes les atteintes néfastes sont dénoncées au profit d'une proposition de vivre ensemble de façon harmonieuse.
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PROCHAINE VELORUTION 6 juin organisée par Roulement à bill (voir leur site)

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 19:29
Le mois dernier, notre incursion vélorutionnaire à la gare de Tours nous a appris que les vélos allaient disparaitre des TER, sans savoir quand. Mais faisons confiance à nos grands décideurs qui ne jurent que par l'argent, ça se fera, c'est une question toute basique de RENTABILITE.

Le site CarFree rebondit sur nos propos et nous livre un article fort détaillésur cette situation. On y retrouve notamment une bonne vision de l'inaction des associations. CarFree déclare:
"Bizarrement, des associations comme la FNAUT ou la FUBICY ne montent pas au créneau, pour l’instant, pour dénoncer ce qui constitue à la fois un abandon du vélo en tant que mode de déplacement et un reniement de plus du Grenelle de l’Environnement".

Il est vrai que lors de notre action, un représentant de la FNAUT était là, mais d'un point de vue national, nous n'avons pas ressenti une prise en compte de ce problème dramatique pour les cyclistes et la multimodalité.
D'ailleurs, le jour où nous menions notre action à la gare et que avions tant besoin de soutien, quasi tout ce que Tours compte comme défenseurs du vélo était sur la Loire à Vélo, à pavaner avec des élus qui bradent notre mode de circulation. Demandez donc à Tours et au Conseil Général, l'argent mis dans le vélo, l'argent mis dans la voiture.
Demain, lorsque la SNCF annoncera la fin du service vélo, ils brailleront et réclameront l'action, mais ce jour là, il sera surement trop tard. La messe sera dite et la SNCF toute puissante fera ce qu'elle veut. NA!


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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 17:29
On vit une époque formidable:
- La SNCF qui met du vélo dans toutes ses publications, mais qui se prépare à une privatisation du transport voyageurs, à la rentabilité maximum et va nous virer de ses rames, nous les cyclistes de tous les jours, .
- Les élus locaux qui nous mettent du vélo dans toutes leur publications (Tours+ mag et autres) mais construisent plus pour la bagnole que pour nous (Cf. Rond-Point de la mort ou Pont de St Côme).

Une indifférence majoritaire à nos idées car le bonheur, pour certains ce n'est pas la vélorution mais "le bonheur c'est d'avoir" selon une chanson d'Alain Souchon ou si on cite la chanteuse Keny Arkana qui, lorsqu'elle parle des pouvoirs qui nous dirigent dit "J'ai réussi à vous faire croire, que la Vie se résumait à consommer, consommer"...

Et bien consommons:

On a eu l'huile de moteur dans l'huile de tournesol. Cette affaire n'est toujours pas classée (il y a toujours des produits contenant de l'huile de moteur dans les supermarchés, sur autorisation des autorités, et il est impossible d'en obtenir la liste), même si le blog Lesieur pataper-pamafaute essaye, difficilement, de calmer le jeu. Tellement pas classée, que l'on vient tout juste de découvrir, en Belgique, des traces importantes d'huile de moteur dans différentes bouteilles d'huile de tournesol embouteillées par une société française non identifiée...

Mais, pas de bol, on ne peut pas se rabattre sur la graisse, si indispensable aux frittes belges. On vient en effet aussi de découvrir que de la graisse pour friture importée de Suède en mai et juin avait été mélangée avec de la colonne vertébrale de bovins, ce qui, on le sait, est susceptible de provoquer la maladie de la vache folle et la maladie de Creutzfeld-Jakob chez des humains. Comme avec l'huile frelatée, la Commission européenne a conclu qu'il n'était pas nécessaire de prendre des mesures strictes en matière de santé publique. Heureusement, la Belgique est, elle, très stricte sur le sujet (parfois trop, au grand dam des petites épiceries bio) et a retiré la graisse en question du marché le 3 juillet.

Last, but not least, on a appris, vendredi dernier, un nouveau scandale en provenance d'Italie : des fromages avariés, datant parfois de 1980 (!) et contenant des vers, des crottes de rat, des emballages plastiques, des bouts de fer, et de l'encre ont été mélangés à du fromage frais et revendus sous forme de fromage fondu, gorgonzolla, mozzarella etc. sur les marchés italiens et européens. Cela concerne plus de 11 000 tonnes de marchandises, des plus grandes marques (Galbani serait l'un des principaux fournisseurs et revendeurs). Cette affaire a 2 ans, mais l'Italie n'avait pas jugé bon, à l'époque, de prévenir le reste de l'Europe.

A priori, ces fromages ne sont plus sur le marché. Néanmoins, une lectrice bien informée, qui tient à rester anonyme, me dit que "Lactalis [qui possède Galbani] n'est pas réputée pour ces méthodes écolos, et puis Galbani fabrique l'essentiel de ses fromages en Campani ... Une région d'Italie plus réputée pour sa mafia que pour sa transparence" ! De fait, je vous en parlais justement il y a quelques jours.

Coïncidence (?), les autorités françaises ont décidé, vendredi aussi, de retirer du marché des lots de fromage italien ricotta, en indiquant « aux personnes présentant de la fièvre ou des maux de tête après en avoir consommé de le signaler à leur médecin », en raison de la présence de listeria à des taux élevés... Mouais, mouais, mouais...

Si on rajoute cela à la remballe et... à tout ce dont je ne vous ai pas encore parlé, il y a de quoi devenir jeûneur à plein temps... Ou changer radicalement son alimentation (tant que les normes industrielles "2 poids, 2 mesures" nous le permettent, courage par exemple pour trouver du vrai camembert).

A vous de choisir et surtout... bon appétit !

Merci au blog de Raffa pour toutes ces précieuses informations.

Ceux qui ne sont pas convaincus peuvent toujours aller consommer. On ne les retiendra pas.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 17:28
Alors que tout devrait nous pousser à embrasser les idées de la vélorution, nous ne subissons que des diktats économiques et nous sommes bien peu nombreux (en tous cas sur le terrain et pour le moment) pour que cela change.

Dans les villes, plus de 30% des déplacements font moins de 3 kms et le vélo devrait donc couler de source dans toutes les rues. Mais c'est le contraire qui se passe: la bagnole, toujours et toujours, impose sa loi: pont de St-Côme, Rond-Point de la Mort au bout du boulevard Heurteloup...Rien pour nous, et on recule inexorablement devant la voiture craignant tout simplement pour nos vies, considérant que le vélo, c'est trop dangereux. Tout un symbôle: c'est la voiture qui nous menace, mais c'est le vélo qui est considéré comme dangereux. Et comme les élus ne nous voient pas prendre les vélos, pour eux, c'est logique, il faut continuer à favoriser la bagnole.
 
Au delà de la ville, le train pourrait être un ami, nous prendre dans ses bras, mais c'est le contraire qui se passe là aussi. On coûte trop cher (parait-il), on prend de la place, on n'est pas rentable, donc on nous fout à la porte (en île de France, en Alsace, bientôt ici...). Nous sommes sacrifiés sur l'autel de l'économie tout puissante. Et on abandonne là aussi car on ne va pas avoir un vélo dans chaque gare ou payer des abonnements à des services de vélos en libre service (parce que ça revient trop cher ou que cela n'existe tout simplement pas).

Pendant ce temp-là, pendant que les politiques se pavanent sur la Loire à vélo, pendant que la SNCF compte son fric présent et à venir, voilà ce qui se passe et qui devrait tous nous faire réfléchir parce que ce n'est pas bon signe pour la suite:

Une arche de glace de 60 mètres de hauteur et de plusieurs milliers de tonnes s'est détachée dimanche du gigantesque glacier argentin Perito Moreno, un phénomène unique en plein hiver austral, lié sans doute au changement climatique, estiment scientifiques et écologistes.




Cà va nous mener où finalement?  Et si Jean Lemire, éditorialiste à "La Presse" avait raison dans un article intitulé "la sixième extinction en marche"?

"Rien ne va plus dans ce monde à partager entre les différentes espèces. L’humain et sa croissance démographique menacent de plus en plus l’équilibre millénaire qui a toujours régi les règles de partage des ressources. Nous n’étions que trois milliards d’humains en 1960. Nous serons près de huit milliards en 2025. La demande pour les ressources s’accentue et, si nous ne prenons pas rapidement des mesures de correction importantes pour favoriser un développement durable, nous continuerons d’accélérer le rapide mouvement d’extinction de la vie sur cette planète. Consciemment, nous participons tous à la sixième grande extinction. Nous qui, du point de vue de l’évolution et de ses lois naturelles, faisons face à la même menace puisque, n’en déplaise à certains, nous ne sommes qu’une espèce parmi tant d’autres. Ignorer ce simple fait nous ramène à l’âge de pierre. Même à cette époque, on devait utiliser l’expression, sans doute populaire: jouer avec le feu…"
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 19:20
Nous nous acheminons vers la fin des vélos dans les trains. C'est écrit et à moins que certains partis politiques sensibles au vélo ne se bougent et prennent à bras le corps ce problème, nous aurons perdu une belle bataille. Et c'est bien dommage car à chaque fois que le vélo s'efface, ce sont tous les cyclistes qui sont pénalisés.

En même temps, on a un peu ce qu'on mérite: 10 personnes à la vélorution de Tours, 25 à Paris, 50 à Bruxelles.

Il ne s'agit pas d'épouser les idées de la vélorution par clavier interposé, il y a bien un moment où il faut y'aller. Rien que pour Vélorution Tours, 300 noms dans le carnet d'adresses (quasi que du local), parfois plus de 200 connexions/jour sur ce blog. Il est donc important de rappeler que l'Internet est un média d'information mais pas une fin en soi. Celui qui croit qu'Internet changera le monde à grands renforts de pétitions en ligne, de commentaires ou de messages dans les forums se trompe. Il fait un bout de ce qu'il faut faire, mais il ne va pas au bout du chemin. La vie, elle est dans la rue.

Dès hier, nous avons alerté la FNAUT, CycloTransEuropéenne, le collectif Vélorution Orléans (qui est en cours de création), les autres vélorutions locales. Dès ce matin, CycloTransEuropéenne réagissait en nous informant qu'il n'y a pas vraiment de problèmes de matériels à la SNCF:

" Une des solutions (NDRL: pour les vélos) consisterait à réutiliser en les rénovant les voitures Corail mixtes voyageurs/fourgons. Anciennement utilisé pour le transport de messagerie, le fourgon offre une capacité de
transports de plusieurs dizaines de vélos. Ces voitures mixtes ont été retirées du service il y a deux ou trois ans pour, paraît-il, des raisons de sécurité.
Certaines ont été vendues en Suisse. D'autres ont été rénovées par la Région Haute-Normandie et sont intégrées aux trains Paris-le Havre. (.../...) Il reste encore plusieurs de ces voitures mixtes garées en région Parisienne et semble t-il disponibles".


Oui, des solutions existent, mais on les vend à la Suisse. Ca vous révolte? Nous aussi, çà nous fait mal au coeur.

Alors demain? Le 2 août (36ième vélorution), le 6 septembre (37ième vélorution), où serez-vous?
On a ce qu'on mérite... Si tu ne viens pas à la vélorution, si tu ne crois pas que la solution est collective, alors continues de te faire serrer par les voitures, continues de rouspéter contre celles qui se garent sur ta piste cyclable, ne dis rien le jour où la SNCF t'empêchera de monter dans le train, tu auras ce que tu mérites.

Des pavés en pixels
la souris se déplace
elle se bouge à ta place.

voici le nouveau monde
de l'action.com:






VELORUTION !!!! DES VELOS PARTOUT ET MÊME DANS LES TRAINS!!! NON MAIS...

EN 1900, on avait des vaches dans les trains, en 2000 des vélos, en 2030, sans soutien actif à la vélorution, on n'aura que des moutons?
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:19
"On n'est pas rendu à Loches" est une expression tourangelle voulant dire qu'on n'est pas prêt de trouver une solution à un problème ou que çà n'est pas prêt de se faire ou que  çà se fera la semaine des quatre jeudis.
Voilà comment Soff résume notre rencontre avec la SNCF lors de notre dernière vélorution (5 juillet).

Avec le soutien d'Arial et de la FNAUT, mais sans aucun soutien d'associations cyclistes tourangelles ou de ceux qui mettaient il y a quelques mois l'accent sur les trains et les vélos dans leur programme politique, la vélorution s'est retrouvée face au mur de la réalpolitique économique, en d'autres termes, en face de la pensée unique: ce qui est rentable c'est un voyageur, ce qui prend de la place ce sont les vélos, donc les vélos doivent disparaitre des trains pour laisser la place à la rentabilité maximum.
Le vélo dans les TER? Soff a raison: on n'est pas rendu à Loches.

On va quand même alerter toutes les vélorutions nationales, prendre contact avec la FNAUT et espérer un soutien des élus locaux sensibles aux idées de la vélorution. Où étaient-ils d'ailleurs, ces élus?
Ils pavanaient sur la Loire à Vélo, sans doute plus intéressés à montrer leur intérêt pour les cyclotouristes (et leur pépettes)  ainsi qu'au bétonnage des bords de Loire  qu'à venir nous aider dans une action et une rencontre importante pour ceux qui tous les jours montent leur vélos dans les trains, font un geste pour l'environnement, et s'entassent comme des sardines dans des trains sous-dimensionnés en attendant qu'on leur dise: DEGAGE!!!
La vélorution essuie donc une défaite dans sa volonté de faire du train un ami qui l'accepte. Nous n'avons aucun doute sur la finalité. Il va falloir s'effacer.

Remercions quand même M. BORRY, Directeur délégué des TER Centre ainsi que Mme MONGE du service communication de la SNCF pour leur accueil, leur patience et leur volonté de dialogue.

Vidéo de notre vélorution. Les séquences ont été tournées par la vélorutionnaire Marie-Andrée et Claude, membre d'ARIAL (Association de Réflexion d'Information et d'Action Locale à St Pierre Des Corps).


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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 17:51
C'est ce qui semble se profiler au terme d'un échange entre les vélorutionnaires et les cadres de la SNCF rencontrés dans la gare de Tours.

Même si cette vélorution n'a pas été un grand moment pour nous en terme d'affluence (moins de 10 personnes), elle n'en a pas moins été intéressante dans sa qualité:
- Bonne présence des médias: FR3 Tours et la Nouvelle République.
- Présence au sein de la vélorution de membres du CVL-Est, du représentant de la FNAUT-Centre et d'un membre d'ARIAL, sans parler de Félix proche d'APNé. Une belle brochette de gens responsables, réfléchis, et fortement impliqués pour une société plus juste et plus idéale.
- Bon accueil des responsables de la SNCF même si il est à noter que notre arrivée "pittoresque" provoque toujours des réactions bizarres: Une personne de la SNCF se précipite sur nous, craignant un débordement? une menace terroriste? Quoi?
Cette société supporte-elle encore quelque chose? Avons-nous encore la faculté de vivre ensemble? Des fois, on se pose des questions... Enfin, passons...

Que dire?

L'économie prime tout. Et à terme, attendons-nous à ce que nous, les cyclistes, soyons refoulés des trains. Difficile de voir une autre issue à notre dialogue cordial avec la SNCF. Pour cette dernière, un voyageur à vélo prend de la place, elle, qui prévoit une augmentation de trafic. Place au voyageur qui laisse son vélo dans la gare de Tours, et qui en aura un deuxième à Blois, Amboise, Chinon, Montrichard ou ailleurs. C'est une logique, ce n'est pas la nôtre.

La multimodalité, ce n'est donc pas le vélo dans les trains. C'est plutôt un service de masse à base de vélib, vélo'v, bref du vélo en libre service à l'échelle de la région (donc quid du vélociti tourangeau?). C'est un vélo qu'on gare dans sa gare de départ avec peut-être un service de gardiennage (même dans les petites gares? humm, humm...) et un service de masse à base de trains. Point.
A court-terme, nous allons continuer à nous entasser les uns sur les autres, à poser nos vélos dans des trains sous-dimensionnés au niveau du service. Puis un jour, le couperet tombera. et...
- soit tu t'abandonneras aux services DECAUX (avec tout ce que que cela engendre vu que la pub, c'est un appel à la sur-consommation),
- soit tu t'achèteras un deuxième vélo en espérant que la SCNF le gardera bien,
- soit tu viens te battre avec nous à la vélorution, même quand c'est les vacances, même si t'as autre chose à faire, même si tu penses que çà ne sert à rien. Car dans la vie, faut faire des choix et c'est sûr que quand on ne fait pas le bon choix, ça ne sert à rien.

Entre ton vélo et la future clé USB de la SNCF, tu choisis quoi?



La vélorution déploie des banderoles dans la gare.




La vélorution parle d'intermodalité avec les journalistes.



Mais le TER et ton vélo, c'est une histoire d'amour qui va prendre fin. Reste à savoir quand...
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 18:31
Après avoir pris des contacts en début de semaine et suite à l’article de ce jour dans la Nouvelle République, la SNCF a confirmé sa volonté de dialoguer avec nous lors de notre arrivée à la gare de Tours samedi.
Sauf imprévu, c’est donc M. Yvon BORRY, directeur délégué aux TER Centre et Mme Danielle MONGE, travaillant à la communication qui seront là.

Ce matin, lors d’un entretien téléphonique très cordial avec Mme MONGE, nous avons tenté de bien expliquer que l’offre vélo dans les trains régionaux est saturée, Nous sommes même prêts à inviter les services de la SNCF à emprunter le train avec nous pour partir à la rencontre des usagers vélos et leur montrer que çà n’a rien d’une mode « bobo ».

Car le beau temps n’y est pour rien, mais la crise pétrolière y est pour beaucoup. Encore aujourd’hui, le pétrole a franchi une nouvelle barre : 146 $.

Tous les matins, dans le train 14048,pour ne parler que de ce train là, les contrôleurs comptent les vélos et s’aperçoivent peut-être que ce sont toujours les mêmes. Il n’y en a jamais moins de dix.

Hier soir, dans la gare de Tours, une conversation s’est engagée avec une cycliste qui fait tous les jours « Tours/Blois ». Elle aussi constate une offre sous-dimensionnée et ne souhaite surtout pas voir la fin des vélos dans les trains comme en Alsace. Pour elle, cela ne ferait que mettre plus de voitures sur les routes et çà n’irait pas dans le bon sens.

L’espace vélo à la gare :
Mme MONGE utilise quotidiennement soit  son vélo soit Fil Bleu. Cette semaine, elle a découvert un tractounet « vélorution » sur sa machine.

La SNCF considère que les emplacements de la gare sont squattés par des non-usagers du train. Lavélorution est d'accord avec cette remarque. C’est donc bien à la mairie de Tours de s’occuper des abords pour améliorer l’offre. Il serait peut-être utile que la vélorution leur signale (on en parlera samedi tous ensemble).

Des nouveaux emplacements devraient voir le jour à la gare. On en parle depuis longtemps ; deux ans en fait. Ca n’avance pas très vite car il y a six financeurs. Qui bloque ? Question à poser.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 18:51
C'est lors d'une discussion téléphonique avec le représentant tourangeau de la FNAUT (Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports) pour préparer notre vélorution que celui-ci mit en avant l'idée suivante:
- La finalité n'est certainement pas de monter tous les vélos dans les trains. La solution passe aussi par des parcs à vélos cohérents. Car si les gens avaient plus de place ou avaient plus confiance dans les parcs existants, ils n'hésiteraient plus à parquer leur vélos, délestant ainsi les trains d'une présence pas forcément indispensable.

C'est vrai! Aujourd'hui, encore 14 vélos dans l'Intercités 14048. Accès de colère d'un vélorutionnaire qui n'arrivait pas à monter son vélo et discussion avec une cycliste qui sera peut-être là samedi. Elle déclara que (par exemple) le parc à vélo de la gare de Blois était à l'extérieur de l'enceinte de la gare et cela posait des problèmes de sécurité qui pour elle, était un frein suffisant pour ne pas y laisser son Vélociti

La réponse est donc bien dans une cohérence intermodale de parking et d'accessibilité.

Lors de notre voyage avec la journaliste de la NR, nous avions été explorer avec ARIAL le parc à vélo de LA grande gare TGV: St Pierre des Corps.

Voici donc le résultat:



La photo a été prise par ARIAL. Merci à Claude.

La situation n'est pas identique à Tours. Le parc à vélos est saturé mais il y a quelques vélos-ventouses abandonnés ce qui ne sert pas notre cause. Le parc à vélo de la gare de Tours est aussi utilisé par des non-usagers du train. Et là, c'est vers la mairie de Tours qu'il faut se tourner: si ils faisaient autant d'efforts pour les vélos que pour les voitures, les gens iraient mettre leur vélos ailleurs que dans la gare de Tours.

Depuis 15 jours, ce blog a généré tous un tas d'articles relatifs à la SNCF et aux vélos. Tous ces articles seront fournis samedi à la SNCF et aux journalistes qui couvriront notre action.
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:00
C'est vrai, comment faire? Nos valeureux TER ont 3 places de vélos, nos valeureux Corail Intercités ont 4 places de vélos. Mais le trafic de vélos explose et c'est tant mieux. Qui oserait critiquer cela à l'heure de la crise climatique et énergétique? Crises dont même le président de la SNCF, Guillaume PEPY, a pris conscience.

Comment faire? Il suffit d'aller faire un tour sur une page du site de la FNAUT Pays de Loire pour y découvrir ceci:



Devant l'explosion des vélos dans les TER et l'offre sous-dimensionnée de la SNCF, eux, proposent une solution déjà appliquée en pays luxembourgeois. Alors, et nous? "Dans un paysage où la concurrence sera totale" (Cf. Guillaume PEPY - Humanité du 26 juin), il est de bon usage d'aller prendre ce qui se fait de mieux chez nos voisins, non?


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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:12
Afin de préparer la vélorution du 5 juillet, une journaliste de la Nouvelle République a accompagné un vélorutionnaire dans son trajet de retour quotidien.
La journaliste est parti dans un TER avec son vélo de Tours pour rejoindre le vélorutionnaire à Amboise. Dans ce train, elle aborde le sujet du vélo avec un cycliste. Celui-ci travaille justement à la SNCF et fait les trajets avec son vélo depuis quelques mois. Il trouve que la SNCF a fait beaucoup d'efforts. Nous aussi d'ailleurs, car si nous avions fait la même chose quelques années en arrière, nous aurions été encore plus désabusés. Saluons donc ce bel effort de la SNCF et vélorutionnons le 5 juillet pour que cet effort se poursuive. Encore mieux, encore plus rapidement, encore plus loin.

Trajet retour: discussion sur les quais de la gare d'Amboise. Tous les cyclistes semblent unanimes: il y a de plus en plus de vélos. Chaque mois, de nouvelles têtes apparaissent, de nouvelles roues arrivent, de nouveaux guidons peinent à se frayer une place dans le TER.
Autre constat:
Le prix du pétrole n'est pas étranger à cette explosion de pédales. La vélorution avait-elle raison avant l'heure? Bientôt 3 ans que nous occupons le terrain tous les premiers samedis du mois au cri de "c'est la fin du pétrole, préparez vos guiboles".

Le TER arrive. Des vélos descendent, d'autres montent. Et problème: plus de place pour les 3 derniers. Le chef de quai, très aimable, nous invite à prendre place dans la rame de tête. 3 rames (un cycliste fait d'ailleurs remarquer qu'il y a quelques temps, ce TER était double) totalisant 3 places de vélos (accroches au plafond) et pourtant pas moins de 15 vélos dans le train. Et cela tous les jours.

Arrivée à la gare TGV de Saint Pierre Des Corps: pas de rampes dans les escaliers, alors qu'à Amboise (une petite gare) il y en a (même si on pourrait émettre quelques réserves). St Pierre plus vétuste qu'Amboise? Ceci dit, il y a un ascenseur. La vélorution offre un autocollant "vélorution" à toute personne rentrant son vélo dedans sans soucis. D'ailleurs, cet ascenseur est plutôt réservé aux personnes à mobilité réduite et nous ne souhaitons pas prendre leur place. Des rampes nous satisferaient amplement.

Et que dire du parc à vélos de la gare de St Pierre? Celui de Tours est saturé, on l'a dit plusieurs fois. Et bien, celui de St Pierre, c'est pareil. On va y faire un tour avec la journaliste et un membre d'ARIAL (Association de Réflexion, d'Information et d'Action Locale sur St Pierre Des Corps) et là, un cycliste nous interpelle:
- "Vous faites une étude? Ici, c'est saturé, on ne sait plus où mettre son vélo".
- "Non, nous sommes la vélorution! Tu viendras samedi? Et là, c'est une journaliste qui fait un reportage sur les TER et le vélo".

Arial a déjà travaillé avec la vélorution. On avait préparé celle sur l'avenue Pompidou avec eux. Plusieurs membres d'Arial seront à notre vélorution du 5 juillet. Qui sait? Peut-être même que d'ici quelques temps, on entendra parler du stationnement vélo à la gare de St Pierre en conseil municipal?

Ce voyage dans les méandres de la SNCF était très instructif. Espérons qu'il le sera aussi pour la SNCF car nous leur ferons part de cette expérience samedi.
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