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  • : le blog velorutiontours
  • : le vélo : avenir de l'humanité actuellement en pleine expansion. le cycliste aventurier de la rue reprend sa place.la vélorution expression mensuelle de l'avenir de la rue...et en plus le il milite pour la qualité de son cadre de vie où toutes les atteintes néfastes sont dénoncées au profit d'une proposition de vivre ensemble de façon harmonieuse.
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PROCHAINE VELORUTION 6 juin organisée par Roulement à bill (voir leur site)

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 10:17
11000 visiteurs pour le 5ième salon Fougère de Tours. Vélorution Tours y tenait un stand pour la deuxième fois.
Six vélorutonnaires se sont relayés sur le stand au long de ces deux jours de salon et ont parlé à certainement plusieurs centaines de personnes.

Positionné à l'entrée du salon, agrémenté d'une grande pancarte vélorutionnaire ainsi que d'un drapeau "Vélorution" flottant au vent, le vélo-brouette prété par le magasin BeCycle  semble avoir eu un gros succès.
En tout cas, il nous a été d'une absolue nécessité dans le challenge que nous nous étions fixé:déplacer tout le matériel en vélo. Nous étions d'ailleurs les premiers à quitter le salon:
Pendant que les vendeurs faisaient encore la queue avec leur camion, leur fourgonnette, leur voiture dans un petit embouteillage bio polluant, nous étions déjà loin.

Alors? Ce salon est-il un succès pour la vélorution? Qui sait? Cela se verra la semaine prochaine au cours de notre 38ième vélorution et dans les semaines qui suivront.

Le collectif vélorution est un collectif plus ou moins informel sans chef, sans structure. Il ne marche que parce qu'on s'y implique. Si le collectif mène parfois des action parfois jugées radicales, parfois moins, il est ce que vous en faites. Il ne faut surtout pas croire que l'action individuelle suffira à changer les choses, à faire bouger les lignes, à faire prendre conscience que... La solution est aussi collective.
Tout est expliqué dans la rubrique "qui sommes-nous" (menu de gauche)


Demain, nous aborderons plus précisément l'objet de notre 38ième vélorution: la passerelle Fournier.



A Fougère, le magasin "Valeur en Plus" (situé rue Colbert) avec des tee-shirts pro-vélo en commerce équitable et coton bio.
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 21:00
Troisième année vélorutionnaire pour notre collectif, deuxième salon Fougère.

C'est parti, mon kiki.

4 vélorutionnaires (Soff, Fabien, Marie-Andrée et Alain) se sont chargés d'emmener le matériel nécessaire sur un vélo-brouette et 3 vélos classiques. Demain, ils animeront le stand et seront rejoints par Aurore et Dominique.

Si d'autres peuvent venir, surtout dimanche, qu'ils n'hésitent pas.


Le matériel en cours de chargement


Le stand presque fini. Demain, Greenpeace sera à côté de nous. Seront-ils à vélo?

N'hésitez pas à venir nous voir car nous avons un stock de gilets jaunes et pendant que vous arpenterez les allées avec ce gilet vélorutionnaire, nous, on vous garde vos sacs. C'est aussi çà, la vélorution !
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 19:07
Pour redonner le moral, un très bon article paru dans les Echos ce jour et montrant qu'on avance, on avance, et qu'on a pas besoin d'essence:

Lutte contre la pollution, contre l'obésité, renchérissement des prix du carburant, rareté du crédit, les fabricants d'automobiles ont du souci à se faire.
Mais comme dans toute crise, s'il y a des perdants, il y a des gagnants. Selon « The Economist », le grand vainqueur est le vélo. En 2007, 130 millions de petites reines ont été vendues dans le monde et 52 millions de voitures. Et cette tendance ne fait que se renforcer.

En août, le numéro un mondial, le fabricant taïwanais, Giant, a battu son record mensuel avec 460.000 vélos et s'achemine vers une année sans précédent. Selon l'hebdomadaire britannique, le vélo est « le remède pour presque toutes les maladies modernes ». Chaque marché a en outre sa propre particularité. Les Européens font du vélo pour se déplacer en ville mais préfèrent les machines les plus coûteuses. Les Américains aiment les VTT du style BMX. Les Taïwanais eux souhaitent de bons vieux vélos de course pour faire du sport. Et évidemment, le numéro un mondial fait de tout pour chaque marché. Les fabricants sont devenus l'exemple de l'industrie à contre-courant de la déprime ambiante. Grâce à une demande croissante, ils sont même parvenus à faire absorber la très forte hausse des prix des matériaux nécessaires à leur fabrication comme l'aluminium.
Depuis 2004, le prix de gros d'un vélo a augmenté de 23 % en Europe, 45 % en Amérique et de près de 50 % en Asie, sans décourager les clients. Telle qu'elle est racontée par « The Economist », L'histoire de Giant est aussi un peu celle de la globalisation. Elle commence en 1972 grâce à la main-d'oeuvre bon marché à Taiwan. Pour se mettre en selle, le fabricant reçoit une importante commande de Schwinn, la marque de vélos dominante de l'époque aux Etats-Unis. Mais cette dernière décide de faire fabriquer ses vélos en Chine méridionale dans une usine ne parvenant ni à assurer la qualité ni à honorer ses commandes. Et Schwinn a finalement fait faillite avant d'être racheté par le canadien Dorel Industries, pendant que Giant poursuivait son ascension.

En pleine débâcle des Bourses mondiales, Giant Manufacturing est aussi l'action anticyclique. Vendredi elle a encore augmenté de 6,9 %, son maximum autorisé à la Bourse de Taipeh. Son carnet de commandes serait déjà plein jusqu'en juin 2009, d'après le journal taïwanais « United Daily News ».
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 19:42
Le Collectif Cycliste 37, très ancienne association cycliste tourangelle, est née d'une opposition à la non-prise en compte des vélos sur le pont de St Cöme.
Ils étaient fortement représentés lors de notre vélorution de samedi dernier. Ca ne pouvait que nous faire plaisir.
Ils ont d'ailleurs eu toute la faveur des médias: France3 qui nous a filmé lors de cette 3ième vélorution au pont de St Côme, n'a retenu que le nom du CC37 dans son reportage (qui devait passer lundi et qui est finalement passé hier soir).
Les presque 2 mns du reportage ne parlent absolument pas de notre collectif. C'est pourquoi le président du CC37 nous a écrit hier soir pour s'excuser car nous avions tout organisé et c'est eux qui ont eu les honneurs.

Est-ce grave? Nous avons eu tant de reportages NR,France Bleue, Tv Tours ou France3 qu'on en est pas à un près. Nous en aurons d'autres. Il est sans doute plus important de remercier le CC37 de sa présence à cette vélorution que de pleurer parce qu'on a oublié de citer notre nom dans un reportage.

Continuons d'aller de l'avant et soyons fiers d'être si bien encensé dans le journal du CC37 distribué à tous ses adhérents en ces premiers jours de septembre et donc voici un scan:


Cliquez sur l'image pour agrandir

En avant les vélorutionnaires, et même si le CC37 parle de Sophie et d'Alain, n'oublions pas Josée, Fabien, Félix, Manu, Aurore, Coline, Mare-Andrée, Carla, Gilles et tous les autres.
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 19:16
Pour un 3ième anniversaire de la vélorution tourangelle, bien triste d'ailleurs...

Le 24 aout dernier, un cycliste de 19 ans a été tué hier à Saint-Pierre-des-Corps, par une voiture dans une zone 30.

Demain, nous irons donc au Pont De St Côme, un enfer autoroutier programmé et espérons qu'enfin les choses s'amélioreront pour nous, les vélos, aussi  bien dans les zones 30 que dans les enfers autoroutiers.
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 19:17
Parait qu'il faut garder la tête froide et ne pas s'inquiéter.

Dans un laboratoire médical une fuite d'iode radioactif a lieu le week-end dernier, un incident nucléaire initialement présenté comme inoffensif pour la population.Pourtant, c'est un incident sérieux placé au niveau trois sur l'échelle internationale des accidents nucléaires, qui en compte sept.

"La population est inquiète, c'est normal, le nucléaire est un thème qui effraie, mais je fais confiance aux professionnels qui me disent que la situation est sans danger et qu'il s'agit d'une simple mesure de prévention", a expliqué Jean-Luc Borremans, bourgmestre (maire) de la ville de Fleurus, là où l'incident a eu lieu.

L'incident a eu lieu dans un laboratoire de l'Institut des radioéléments, une institution reconnue d'utilité publique qui produit des radioéléments utilisés notamment pour le dépistage par imagerie médicale et le traitement par radiothérapie du cancer. La production du site a été mise à l'arrêt mardi, mais l'Agence fédérale belge de contrôle nucléaire avait ce jour-là estimé que la fuite ne faisait courir aucun risque aux riverains et à l'environnement et n'avait recommandé aucune mesure de précaution.

Jeudi soir, changement de décor car une analyse montre de l'herbe contaminée à l'iode radioactif. On sort alors l'artillerie lourde: Des voitures de police munies de hauts-parleurs ont diffusé des messages dans les rues de Fleurus vendredi matin, appelant les habitants à ne pas consommer les fruits et légumes de leur jardin, l'eau de pluie et le lait des fermes environnantes jusqu'à nouvel ordre.

Mais il faut garder la tête froide:
Jean-Luc Borremans note qu'un arrêt prolongé de la production du laboratoire risque de priver de leurs médicaments des milliers de patients souffrant du cancer. Pour lui, "Il s'agit d'une entreprise qui a un rôle humanitaire non négligeable. Il faut garder la tête froide".

Donc, résumons: on balance dans la nature des produits radioactifs qui donnent le cancer  mais la société qui fait ça est d'utilité publique: elle aide à guérir le cancer. Y'a pas de quoi rire, mais presque quand même!

Il est vraiment temps de sortir du nucléaire, mais c'est pas gagné: notre premier ministre a déclaré hier que la France devait être le n°1 du nucléaire civil.

Sortir du nucléaire, c'est que ça commence (pour s'informer).
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 19:26
Déjà deux volontaires pour aide à tenir le stand de la vélorution sur le salon Fougères déjà évoqué . Aurore et Fabien sont prêts à nous donner un coup de main. Enfin, disons le autrement, Aurore et Fabien seront deux vélorutionnaires parmi d'autres à tenir le stand de la vélorution.

L'anné dernière, nous avions transporté le matériel nécessaire dans une voiture. Cette année, on pourrait peut-être corser la chose et être de vrais véolorutionnaires: et si on tramsportait le matériel avec nos vélos et des remorques?

Qui a une (des) remorque(s)?
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 10:42
Comme l'année dernière, notre collectif aura un stand au salon fougères.

Le salon fougères est un salon orienté BIO et se tiendra au parc des expositions le 27 et 28 septembre 2008.

Notre stand l'année dernière était comme çà:



Nous cherchons des volontaires pour nous aider à le tenir pendant ces 2 jours. Nous avons 50 places gratuites à distribuer. Merci de nous contacter pour aide et suggestions.
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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 18:44
Le mois d'Aout est en général tranquille et on ne s'attendait pas à être bien nombreux. A vrai dire, on pensait être 2/3 personnes, faire un ou deux tours de la place du palais histoire de marquer le coup et de dire "on l'a fait!". Finalement, on était 6 sans avoir fait gros de pub.
Donc, à 6, on a décidé de remonter le boulevard Heurteloup, de faire quelques tours du rond-point de la mort et de revenir sur la place Jean-Jaurès.
La vélorution était donc réussie car on s'est tous sentis solidaires les uns des autres, contents d'être ensemble et de se dire "on l'a fait à 6". On a roulé pépère en laissant une voie pour les bagnoles. Certains conducteurs nous ont montré de la sympathie, d'autres nous ont traités de connards, d'emmerdeurs. La routine vélorutionnaire, donc.

Soff a pris des photos. On a beaucoup discuté les uns avec les autres de sujets très divers et très variés comme la passerelle fournier, le rond-point de la mort, le tramway, le vélo en général, le salon fougères, la situation de Tours par rapport à d'autres villes, l'adjoint chargé de la circulation, M. Texier, droit dans ses bottes, pauvre dans ses idées de notre point de vue...

En attendant les photos de Soff, et pour vous montrer qu'on fait partie d'un grand tout, voici quelques autres actions vélorutionnaires de part le monde:

Montréal, le 25 juillet. Action park(ing), les vélos investissent les stationnements voitures et les reverdissent:



Los Angeles, le 20 juin, le collectif Crimanimalz envahit une autoroute en pleine heure de pointe pour la 3ième fois en quelques mois:


Vidéo de leur "Freeway Ride II":



San Fransisco, pour le Park(ing) day 2007, un stationnement mobile. Cliquez là pour mieux comprendre et petit avant-goût sur cette vidéo:



Et enfin, brutalité policière lors d'une vélorution de nuit le 25 juillet à New-York:


La vélorution est en marche et on se retrouve le 6 septembre pour une nouvelle vélorution (direction le pont de St Côme avec le CC37).
 On cherche aussi des volontaires pour tenir le stand de Vélorution Tours lors du salon fougères qui aura lieu le 27 et 28 septembre. On aura des places gratuites à distribuer.



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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 17:27
Soff nous a prévenu de la 35ième vélorution: Demain, 14h15 devant la mairie de Tours.

Dans le même temps, elle nous signale que si vous allez du coté du futur ikéa, vous admirerez le massacre de l'environnement que produit ce magasin mais bon on s'en fout puisqu'enfin on pourra avoir l'unique pied de lampe écologique suédois et pas cher de la région, faut pas déconner ho!
Et puis ce magasin ou un autre, au point où on en est, n'est-ce pas?

C'est vrai, au point où on en est.... d'ailleurs, IKEA ou un autre, dans un monde où tout vient de Chine... D'ailleurs, on s'en fout, car toute la zone autour d'IKEA va bouger, et au point où on en est, on aura plein de nouveau magasins pour consommer, consommmer, consommer (s'acheter des vrais freins comme nous le demande Eric par exemple). Faut pas déconner, non, on aime çà, la Chine: des freins, des vélos, des balladeurs MP3, des asperges, de la merde aussi. En avant vers le grand bond, celui qui conduit dans le vide:

C'est ce que nous explique Fabrice Nicolino:

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=334

Je reconnais d’emblée que j’abuse. Parler de la Chine comme je vais le faire, alors que le temps des vacances est censé occuper notre monde, c’est rude. Mais je suis rude.

Et donc, la Chine, changée en un aspirateur planétaire. Un agent de destruction géant qui fait le vide autour du vide qu’est devenu ce grand pays. Ne croyez pas qu’il existe quelque part une vision générale et raisonnablement complète de ce qu’est la Chine d’aujourd’hui. Nul ne sait, moi non plus, bien sûr. Mais surtout : nul ne sait. En 1980, j’ai lu un livre d’un auteur tchèque oublié, Milan Simecka, Le rétablissement de l’ordre (éditions Maspero). Simecka y racontait ce que les staliniens, après août 1968, avaient fait de l’un des pays les plus civilisés de la vieille Europe. Et il notait que si le régime en place « avait besoin tout à coup d’une idée force, ou d’une analyse impartiale d’un problème social important, il n’aurait personne à qui le demander ».

Ainsi va la vie dans les contrées de tradition stalinienne. Le mensonge règne et empile ses chiffres par milliers et millions jusqu’au sommet. D’étage en étage, les bureaucrates truquent. Aussi bien, ceux de là-bas ne disposent ni ne peuvent disposer d’un état réel de l’eau, des forêts, de la faune, de la flore, de l’air du territoire qu’ils occupent depuis 1949.

On va y fêter les Jeux Olympiques, comme on commence à le savoir. La seule certitude, je dis bien certitude, c’est que la Chine est au bord du grand krach écologique, et que pour gagner du temps, il lui faut détruire alentour, jusque très loin de ses frontières terrestres. Le principe de cette affaire est simple : grâce aux centaines de milliards de dollars accumulés dans ses banques, grâce à ses excellents techniciens et ouvriers, grâce à ses diplomates hors pair, grâce aussi à une corruption organisée dans le moindre détail, la Chine achète tout ce qui peut servir, chez elle, à bâtir des villes, des routes, des usines, des bagnoles.

Je crois, je suis même sûr que bien peu de gens réalisent si peu que ce soit l’ampleur du chaos que répand la Chine en Asie, en Afrique et même en Amérique tropicale. Prenons un exemple décrit dans le journal britannique The Daily Telegraph par son correspondant basé au Kenya, Mike Pflanz (ici, en anglais).C’est un formidable article, vraiment. Pflanz rapporte comment Pékin a fait son trou en République démocratique du Congo (RDC), cet ancien Zaïre pour lequel la France de Giscard, il y a trois siècles, en fait trente ans, était prête à tout. Régnait alors sur place un petit salopard comme l’Afrique aime. Notre salopard, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga.

Que fichent les Chinois dans ce pays infiniment martyrisé , où l’interminable guerre civile en cours a fait des millions de morts ? Mais des affaires, voyons, comme nous avons si mal su faire pendant le temps long où les Blancs dominaient les Noirs. Pékin a signé avec les hommes de Kinshasa un contrat qu’il n’est pas exagéré de dire diabolique. En échange de minerais, notamment du cuivre et du cobalt, des ouvriers chinois devraient reconstruire 3 300 km de routes, 8 000 km de voies de chemin de fer, édifier des barrages, bâtir 32 hôpitaux, 145 dispensaires, etc.

Je retiens l’exemple d’une route en travaux dans le sud de la RDC, qui avance à la vitesse hallucinante de 800 mètres par jour. Elle rejoindra à terme l’autoroute de 1 600 km qui mènera alors à Kisangani, sur le fleuve Congo. Sur le fleuve et au coeur même de la plus belle forêt tropicale d’Afrique. Vous imaginez les conséquences, j’imagine.

Ce big deal n’est que la partie émergée d’un iceberg que nous ne verrons jamais en totalité. Le ministre d’État à l’Agriculture de la RDC  a signé l’été passé un énorme contrat avec une société chinoise, ZTE International. Il s’agit de produire de l’huile de palme sur 3 millions d’hectares dans les provinces de l’Équateur et de Bandundu. L’essentiel sera destiné bien entendu à la production de biocarburants. Trois millions d’hectares d’un coup !

Le bois fait partie du Grand Jeu, bien sûr. Car l’Asie ne suffit plus aux besoins chinois. Et pourtant ! Le Kampuchea, l’ancien Cambodge, est aux mains de l’économie de pillage. Sa forêt, sa sublime forêt en particulier. Je vous renvoie à un article d’une clarté parfaite, écrit par l’ancien correspondant du Monde à Pékin, Francis Deron (ici). La route la plus moderne du royaume cambodgien sert en bonne part à acheminer du bois volé au peuple et à ses descendants. Au total, 1 000 km qui lient le Cambodge au Laos, puis au Yunnan chinois. En juin 2007, l’ONG Global Witness a raconté comment le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, celui-là même qui vient d’être triomphalement réélu par la manipulation, profitait du trafic du bois tropical.

La Chine dévore la forêt du Cambodge, qui aurait perdu 30 % de sa surface entre 2000 et 2005. Qui oserait écrire ce que signifie un tel événement ? Qui ? Je m’en sens incapable. Las palabras entonces no sirven, son palabras. Même en Guyane française, a priori si lointaine, les Chinois sont là, chéquier en mains. Mais lisez plutôt (ici) cet entretien avec le chercheur Pierre-Michel Forget. Et notamment cet extrait : « Cependant, je suis en particulier préoccupé par une nouvelle menace pour les forêts tropicales du bouclier de la Guyane : La Chine. Récemment j’ai rencontré un groupe de forestiers chinois qui ont été invités à visiter la Guyane pour évaluer son potentiel en bois tropical, et maintenant la Guyane et la Chine semblent intensifier la coopération économique. La Chine a l’argent comptant et a besoin de bois tropical. La Guyane a en bois tropical a besoin d’argent comptant. Il semble probablement que la Guyane deviendra une source importante de bois pour le développement de la Chine mais il semble peu probable que la Chine s’inquiétera beaucoup de la durabilité du bois de construction moissonnant à moins que le gouvernement de la Guyane l’exige ».

Au Guyana tout proche, c’est pire, car cela dure depuis des lustres déjà. Si le coeur ne vous lâche pas en route, et si vous lisez l’anglais, allez donc parcourir ce rapport implacable, qui met en cause aussi, soyons honnête, la Malaisie et Singapour (ici). Bon, de toute façon, retenez que des milliers, des dizaines de milliers de Chinois, tourneboulés par la propagande commerciale de notre Occident, sont désormais des missi dominici qui parcourent le monde chargés d’or pour mieux le ruiner.

La Chine est pour longtemps, le noeud principal des contradictions (presque) insolubles de notre univers. Elle tente d’imiter le modèle qui, en deux siècles, nous a plongés dans la pire crise de l’histoire de l’homme. Elle n’y arrivera pas, évidemment. Mais quand les yeux s’ouvriront enfin, où en serons-nous ? La responsabilité des sociétés du Nord, comme la nôtre, sont immenses, car nous continuons de vouloir le beurre et son argent. Nous voulons le téléphone portable, nous voulons exporter le nucléaire à Pékin, et les turbines, et nos belles bagnoles. Mais nous voudrions que la Chine, que nous encourageons de toutes nos forces à « se développer », le fasse gentiment, en nettoyant avec soin la fosse d’aisance sur laquelle elle est assise.

Raté, raté, raté. Au moment où vont débuter les JO de la honte, pensez à cela. À cela, dont on parlera si peu. À cela, qui décidera évidemment de la suite et du reste. La Chine est la grande plaie ouverte du réel.

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