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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:14

VOICI UN TEXTE SUR UNE REFLEXION  AUTOUR DE L'AMENAGEMENT CYCLABLE? LE TRAMWAY ET LES CYCLISTES

 

Surprise du Tramway, Désastre sur le domaine cyclable de JM S

Troisième partie de « L’Anachronisme aggravé du tramway tourangeau » voir carfree.fr

 

"Le Paris Tours c’est fini ! Personnellement je m’en fous ! Mais si cette course cycliste ne peut plus arriver à Tours c’est qu’il s’est passé quelque chose de grave sur le domaine cyclable. Le projet du tramway n’a pas que prévu de détruire des allées arborées patrimoniales, domaine réservé des marcheurs, il a aussi la volonté de frapper puis de monopoliser une vaste part du domaine cyclable.

 

La Tranchée, c’est un long plan incliné

 Situé sur le versant nord de la Loire, elle va du pont Wilson enjambant le grand « Fleuve Sauvage » et monte jusqu’en haut de son coteau.

Lorsque l’on monte la Tranchée à vélo c’est une épreuve d’effort de presqu’un quart d’heure. Arrivé au sommet du coteau, sans avoir mis pied à terre, c’est la satisfaction de la fin de l’effort et de la reprise progressive de vitesse. Il arrive parfois, aux  heures de pointe  que l’on double à vélo dans la montée les automobiles immobilisées en bouchon.

Mais le vrai plaisir intense a lieu à la descente. Aux heures de pointes se rajoute à la vitesse une petite note perverse, lorsque les automobiles se neutralisent mutuellement et atteignent immobilité parfaite. Alors en roue libre et sans effort, en se laissant aller à grande vitesse on se donne en spectacle sur la large bande des bus devant un parterre d’automobilistes impuissants.

Si le feu est vert au bas de la Tranchée on continue à grande vitesse sur le pont Wilson et l’on arrive de l’autre coté de la Loire sur la Place Anatole France. Un spectacle gratuit de légèreté et de liberté est offert  à des automobilistes immobilisés sur plus d’un kilomètre de bouchon. Puis l’on traverse toute la ville en ligne droite pour rejoindre au sud l’autre coteau, de ce qu’on appelle encore le « dernier grand fleuve sauvage d’Europe ».

A grande vitesse sur ces larges bandes réservées aux bus on est comme à l’arrivée du Paris Tours.

Ce plaisir simple par cette vitesse exceptionnelle et spécifique à cet axe rectiligne, c’est fini pour tous les cyclistes tourangeaux. Le tramway va monopoliser la place sur les larges voies de passage des bus et comble d’’inconséquence logique et sécuritaire le pont Wilson va être « interdit aux vélos ». « Quoi ! »

 

Le pont Wilson « interdit au vélo ! »

L’invraisemblable est arrivé à Tours avec le tracé du tramway. Le Pont Wilson dans l’axe central de la ville « interdit aux cyclistes ! » Qui peut croire une chose pareille ?  C’est pourtant l’une des inconséquences la plus criante d’un projet technocratique de tramway totalement pensé « hors sol » et « hors usage » sans évaluation de ses nuisances.

« Interdire le pont Wilson aux vélos, c’est impossible ! » les cyclistes qui apprennent  la nouvelle n’en croient pas leurs oreilles.

En face de cette inconséquence sur la voie de son train électrique de ville, l’état major municipal a dû reculer pour sauver son choix autoritaire. Le « politiquement correct » s’est mis service de l’arbitraire municipal en comprenant qu’il était « interdit d’interdire » aux vélos de passer le pont.

Devenu dangereux pour les cyclistes par l’arrivée du tramway, sur ce pont il sera simplement « déconseillé aux cyclistes de passer ».

En s’interdisant d’interdire, les autorités municipales suppriment seulement le risque de verbalisation policière, mais en laissant passer les cyclistes à leur risque et péril, les autorités persiste est signe dans les inconséquences d’un projet précipité et « mal pensé » ou, au contraire, « très bien pensé » s’il s’agissait effectivement de dévaster le domaine cyclable de la ville.

« Bien pensé », dans une réelle politique d’alternative à l’emprise automobile sur la ville, l’arrivé du tramway sur le pont Wilson aurait prendre la place des voitures et les dévier vers les deux autres ponts sur la Loire…

La conséquence pratique pour les cyclistes de cette inconséquence technocratique est dramatiquement simple. Désormais, sur ce pont arbitrairement réservé aux transports motorisés et « déconseillé aux cyclistes »,  pour le traverser en sécurité il faudra mettre pied à terre et rejoindre sur l’étroit trottoir le flux en fille indienne des piétons.

Pour les cyclistes téméraires voulant traverser à vélo ce pont dangereux, et pour ceux peu courageux refusant de faire un long détour de « quelques kilomètres », ils risquent en cas d’accident de se retrouver confronté à la science complexe des assurances. « Pont déconseillé aux vélos » « comportement à risque »  « prise de risque inconsidéré »… Les engins motorisés sur leurs voies réservées seront eux dans leur « bon droits »…

 

« Vingt Ans de galère Vingt Ans d’arbitraire ! »

Sur la ville de Tours depuis bientôt deux décennies deux revendications étaient portées par le collectif Vélorution et l’association Moucifon de la commune de Fondette : rendre accessible au vélo la passerelle Fournier passant sur les lignes de chemin de fer en centre ville de Tours et rendre accessible aux vélos et aux piétons le pont Saint Cosme sur la Loire à l’ouest de Tours.

Le samedi 4 décembre 2010, il y avait la énième manifestation sur le pont Saint Cosme pour le rendre accessible aux vélos et aux marcheurs. Sur une des banderoles était écrit très modestement « 1990 - 2010 : Vingt Ans d’Inaction ! ». Mais plus politiquement on pourrait dire « vingt ans de « développement durable » avec renforcement et de l’arbitraire « Vingt ans de mépris politique » affiché par oligarchie locale envers les habitants de l’agglomération.

Avec l’arrivé du tramway il faudra encore rajouter une troisième revendication rendre accessible au vélo le pont Wilson.

Que nous réservera, comme surprise,  la deuxième ligne de tramway ?

 

Domaine cyclable et pistes cyclables

Il ne faut pas confondre les deux choses. Le domaine cyclable est non formalisé, connu des cyclistes, il est nettement plus vaste que celui répertorié des pistes cyclables marquées par des pictogrammes.

Le domaine cyclable s’étend à tous les lieux ou voie inaccessibles ou interdits aux voitures mais facilement utilisables par les cyclistes.

Cet espace prend aujourd’hui son importance et se révèle au moment de sa dévastation par les nouvelles politiques urbanistiques.

Une partie de ce vaste domaine informel, rues piétonnes et ruelles, passages étroits ou porche d’immeuble,  jardins et place public, gare, chemins de terre, est insidieusement menacée.

Dans toutes les villes où les autorités administratives sont obsédées par la notoriété ou la visibilité internationale de leur ville cet espace se dégrade en faisant indirectement l’objet des politiques urbanistiques intégrant la grande science policière de la « prévention situationnelle ».

A Tours la grande surprise est venue du tramway.

Alors que se multiplient partout dans la ville en « greenwashing[1] » les pictogrammes de pistes cyclable le domaine cyclable lui subit une de ses plus brutale dévastation avec l’arrivée du tramway. Sur une grande partie de l’axe nord sud, les larges couloirs réservés aux bus et facilement accessibles aux vélos vont être monopolisés par le tramway.

L’interdiction du pont Wilson aux vélos n’est que la plus criante des inconséquences technocratiques. Toute la chaussée de la rue Nationale et bien d’autres vont aussi être monopolisées par les transports motorisés.

 

Le Tram ferme la voie au Vélo !

Dans le « 20 pages de propagande » de La Nouvelle République la désinformation est totale. Le texte est rédigé comme un contrat d’assurance. En premier et en gros la « désinformation» plein pot, en petit et en fin de texte la réalité désastreuse du « deal ».   

Début du texte triomphal. « Le tram ouvre la voie au vélo » : « Sur tout l’itinéraire, tram et deux roues feront la route ensemble. Plus de 11 km d’aménagements cyclables seront réalisés le long de la première ligne de tramway. Dont 7 km de pistes, de quoi satisfaire plus d’un « écologiste ou cycliste benêt »

En fin de texte, on est quand même un peu obligé d’annoncer la couleur. Tout ne sera pas rose en effet et l’on tente de faire avaler les couleuvres. « À l'issue des travaux, tout n’ira cependant pas pour le mieux dans le meilleur des mondes cyclistes. Aucune piste ou bande cyclable n’est notamment prévue sur le pont Wilson, en raison de sa faible largeur (1). »

Grandes envolées lyriques de « greenwashing » sur le papier pour le tramway, mais qu’en pense au juste les gens qui ont fait l’effort de regarder de près les pistes cyclables proposées ?  

 

Échantillon de piste cyclable analysée à la loupe.

Les riverains de l’avenue Maginot frappé par l’arrivée du tramway se sont justement  intéressaient à la portion de piste cyclable dont parle l’organe de propagande disant « tram et deux roues feront la route ensemble. »

La dangerosité des voies cyclables prévues leur a sauté aux yeux, même pas la largeur d’un « vélo taxi » et en plus prévu en « site sale » et « non protégé » avec une promiscuité inadmissible avec le tramway et les voitures.

Voici sur ce sujet leur déposition résumée auprès du préfet.

« Les 2 voies cyclables prévues avenue MAGINOT pourraient être accolées, sur un seul côté de l’avenue, préférentiellement côté des N° pairs, offrant un espace de circulation élargi aux cyclistes, facilitant leur route et minorant considérablement le risque d’accidents.
La largeur retenue pour la voie cycliste sens Sud/Nord, semble t’il de 0,80 cm, apparaît particulièrement étroite, inférieure à la norme habituellement retenue qui est de 1,50 mètre, largeur nécessaire pour protéger correctement des cyclistes circulant à proximité très rapprochée, en quasi-contact, des voitures et des tramways.

il y a un très fort risque d’accidents corporels impliquant des cyclistes roulant sur une piste cyclable non protégée et insuffisamment large (0,80 m au maximum), directement accolée à la voie mixte [voitures+tramway] allant vers La Tranchée.

Le fait que les 2 voies cyclables ne soient ni séparées ni protégées des voies tramway sur cette section à super trafic apparaît être une aberration inacceptable !

Il est officiellement affirmé : « L'arrivée du tramway s'accompagnera d'un nouveau partage des espaces publics en faveur des piétons, des cyclistes et des transports collectifs. Les aménagements inciteront les automobilistes à modifier leur comportement et encourageront les modes doux de déplacement. Un traitement spécifique de la voirie et de ses abords permettra de sécuriser les modes doux dans la ville »
Nous ne voyons rien de tout cela avenue MAGINOT, bien au contraire !
Qui seront sacrifiés ? Les cyclistes ? Les riverains qui auront moins d’espace trottoir ? L’espace dédié à la végétation ?  Veut-on des morts à hauteur de l’avenue MAGINOT ?

Les signataires souhaitent promouvoir une solution responsable non « accidentogène » ; l’idée d’une piste cyclable unique à doubles voies faisant couloir, promue par monsieur PETIT, mise en place dans de nombreuses agglomérations, nous semble réaliste. » (2)

 

L’angle de vue des riverains de cette importante artère encore pourvue de petits commerces de proximité dans le secteur Nord Est de la ville était celui d’honnêtes habitants souhaitant simplement améliorer leur cadre de vie et de travail avec l’arrivée du tramway.

 

Mais tel n’est pas le projet politique véhiculé par le tramway !  "

 

 

(1) La NR Mercredi 15 septembre 2010 page 14. Nouvelle République : Tramway de Tours

http://www.lanouvellerepublique.fr/extension/pages/images/dossiers_actu/tramway/supp_ecomobilite.pdf

 

(2) Tramway de Tours

http://pressibus.free.fr/blogcvl/tram/depos7.html



[1] Greenwashing : traduction peindre en vert qui est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité « verte » (la couleur verte symbolisant ici l'écologie) que pour de réelles actions en faveur de l'environnement. Source wikipédia

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:34

Jeudi 21 octobre la convergence de plusieurs associations, collectifs et particuliers a permis l'élaboration d'un document de référence pour la promotion du tram-train dans l'agglomération tourangelle et au delà. Remis à la Préfecture d'Indre et Loire par 12 personnes reçues et écoutées attentivement, ce document est lisible sur :

 

http://velorutiontours.over-blog.org/ext/http://pressibus.free.fr/blogcvl/index.html

 

". Outre l'analyse exposée et la nouvelle orientation demandée, il constitue un appel adressé à tous pour qu'une remise à plat soit effectuée afin de partir vers un système beaucoup plus performant, adapté aux besoins de la population et à l'infrastructure du département, le tram-train."

 

 

Ce dossier est réalisé par les associations :
SEPANT (Société d'Etude, de Protection et d'Aménagement de la Nature en Touraine)
TCSP 37 (Transparence et Communication Sur le Projet de transport 37)
AQUAVIT (Association pour la Qualité de la Vie dans l'Agglomération Tourangelle)
et par le collectif Vélorution Tours

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:38

Printemps silencieux et silence suspect des Verts

A propos du Tramway Tourangeau

 

La « discipline politicienne » est l’une des caractéristiques dominante du fonctionnement normal des « démocraties parlementaires », mais en certaine période de crise politique elle peut devenir   la pire complicité passive  prémonitoire du totalitarisme...

 

Aucun regard n’a su percevoir l’ampleur de l’hécatombe. Aucune voix ne s’est fait entendre dans les instances décisionnelles... Plus de mille arbres rayés du paysage de la ville... Qui peut croire une chose pareille ?

Qui peut croire, qu’aucune main ne se soit levée, ne serais-ce que pour poser une question, que pour exprimer un simple doute, pour faire sentir un malaise, communiquer une angoisse ou une crainte ?

Dans l’histoire de l’Europe du 20e siècle, il y a un exemple mémorable de cette « discipline politicienne » le vote unanime des crédits militaires à l’origine de la première hécatombe européenne de l’époque contemporaine. La famille « social-démocrate » de cette époque s’est retrouvée comme dans un cauchemar, l’impensable est passé comme une lettre à la poste par le simple jeu des disciplines de parti, « la guerre votée à l’unanimité »...

Dans le décor d’opérette de la ville de Tours, on en est loin de la Grande Histoire, même si l’autocrate local à de grandes ambitions nationales.

Officiellement, il n’y a pas de problème, il ne s’agit que de mille arbres à abattre, pour la « bonne cause » : embellir la ville d’un « quatrième paysage ». C’est ainsi que l’organe de propagande de l’agglomération parle de son futur tramway : « un quatrième paysage » «  il sera tel un curseur glissant sur sa ligne » (1)  

L’autocrate local et son aréopage de sbires diplômés, de technocrates à haut niveau d’étude peuvent vouloir, en toute logique élémentaire de pouvoir, une hécatombe d’arbres et un tramway à la fois. Faire de tout arbre un cadavre à la gloire d’une machine « glissant » triomphale, « tel un curseur sur sa ligne » en symbolisant le prestige technologique futur de la ville.

Mais ses alliés politiques, et plus particulièrement ceux de couleur « verte » peuvent-ils rester silencieux devant ce désastre inexplicable, sans justification ni sociale ni technique seulement esthétique ? Les arbres sont en effet susceptibles de faire de l’ombre au « curseur du quatrième paysage »...  Pourquoi ce silence persistant des « Verts »

 

Le Grenelle de l’environnement et ses « lavandières vertes »

On ne peut pas reprocher aux « Verts » de n’avoir aucune « conscience écologique » de la situation ; puisque l’écologie est en plein mutation. Au niveau national, la plupart des grandes associations naturalistes et environnementales se sont activement reconverties dans le « greenwashing » des transnationales ou des diverses institutions politiques nationales. Les lavandières associatives sont débordantes de « bonne volonté », elles ont du « linge sale » « sur la planche » et l’importance de leurs tâches ne semble pas les rebuter. Le Grenelle de l’environnement leur a faire bien comprendre leur avenir économique dans le « blanchiment écologique ». Il y a en effet beaucoup de grands chantiers en projet, des autoroutes et des lignes TGV seront à « blanchir » avec des partenariats « verts » en perspective...

Cependant, par une affreuse malchance pour le parti « Vert » local, cette mobilisation générale unanime et euphorique dans les grandes « lessives vertes » nationales, compte une petite exception locale. Inespérée pour les arbres encore survivant...  Cette voix dissonante, s’élevant au dessus ronronnement des machines du « greenwashing » bien lancé, est surtout très compromettante pour la crédibilité écologique du parti « Vert » local.

Une association naturaliste et environnementale, pourtant très favorable au tramway, a exprimé ses doutes et ses craintes, sa forte déception quant à la fonction et à l’intégration de cette machine dans le paysage de la ville. Sa déposition lors de la commission d’enquête est accessible par « monsieur tout le monde » (2) Très éloigné de toute préoccupation politique ou de toute démarche partisane, (comme l’article que vous lisez ici) ; ce texte court est accablant pour le projet de tramway imposé. Dans ce contexte, le silence politicien persistant des « Verts » en devient encore plus retentissant.

Un tramway lancé contre la biodiversité, cela devrait faire du beaucoup de bruit dans le landerneau « écolo » tourangeau.

Mais dans les instances décisionnelles les « élus verts » se taisent.

 

Mutisme complice et Printemps silencieux

Il ne faut pas croire qu’un arbre soit une entité isolée, gérable et jetable comme un quelconque produit manufacturé.

Un autocrate dans l’exercice du pouvoir peut se permettre de penser une chose pareille, c’est son droit le plus absolu et même sa raison d’être politique.

Cependant son aréopage de sbires technocratiques experts en « espaces verts » ou en « politiquement correct » aurait dû flairer l’éventualité d’un problème.

En toute logique aussi, il aurait dû en être de même pour les alliers « Verts » : signaler à l’autocrate un « dérapage inacceptable du tramway » un désastre incompréhensible dans les platebandes patrimoniales de la ville.

Et, dans l’hypothèse où l’élu suprême persiste à faire la sourde oreille, ils auraient dû au moins avoir la politesse d’être à l’écoute des plaintes écologistes en provenance du peuple et des associations naturalistes.

Un arbre, quelque il soit et à fortiori un grand arbre (ou encore une communauté d’arbres), est d’emblée un véritable écosystème, un biotope à part entière et un habitat pour d’autres espèces vivantes, un lieu de repos un lieu de rassemblement et de nourrissage pour de nombreuse espèces de passereaux communs des villes. Ce genre de choses est aujourd’hui enseigné dans la plupart des classes, dès l’école primaire.

On peut accepter qu’un vieil autocrate, les yeux rivé sur sa carrière personnelle puisse dans l’aveuglement de son ambition politique considérer comme futile ces choses apprises à la maternelle. Mais des élus « Verts » ?

Avec son contingent macabre de plus de mille arbres à abattre le tramway tourangeau va procéder à une brutale et massive « réduction de biomasse » sur l’agglomération. Associé à l’explosion soudaine des émissions de « gaz à effet de serre » liée aux travaux de terrassement, on peut dire, sans exagération que les aspects environnementaux ont tout simplement été oubliés dans ce projet.  

Pour ce qui est du  maire, c’est pas son problème; « il s’en fout ! ». Par contre, le silence politicien des Verts persistant après les dépositions à la commission d’enquête est retentissant. Ils ne sont pourtant pas sensés considérer ces notions d’écologie tout juste bonne à remplir les programmes scolaires pour « sensibiliser les enfants au respect de la nature. »

 

Une presse non muselée à la botte de l’état major

Si les verts se taisent la presse elle, vocifère. Elle est désormais ouvertement à la botte de l’état major. Ce n’est pas la Grande Guerre, mais en face d’un « ennemi intérieur », la presse sait d’instinct ce quel doit faire et le fait bien.

Si les élus « Verts » sont contraints à un mutisme complice, la presse elle est non muselée. Libre elle s’exprime, conformément à ce qu’il faut attendre en situation de crise et de tension. S’étant librement mise au service de l’état-major, elle s’exprime maintenant à sens unique. C’est là sa discipline politique à elle, toujours envers l’état major.

Lors du « coup de force » de l’état major municipal avenue de l’Europe, la Presse est venu lui prêter main forte. En lui assurant son savoir faire en matière de guerre psychologique pour imposer la résignation devant les opérations d’abattage.

L’article de l’état major qui scelle le sort des arbres avenue de l’Europe et qui impose la résignation de la population devant des nécessités techniques est écrit par la Nouvelle République, comme un « avis à la population » « Europe : pourquoi le tram va couper des arbres » « Une campagne d'abattage d'arbres sera lancée, la semaine prochaine, dans le quartier de l'Europe. La raison ? Les travaux sur les réseaux pour le tram. .  « Réseaux et racines ne font pas bon ménage » (3) 

 

Pour épargner l’état major d’une tache ingrate, annoncé l’imminence du massacre avenue de l’Europe, la presse a pris à sa charge de faire tomber la condamnation irrévocable.  Elle a présenté le motif, le pourquoi et les détails pour les victimes : « chiffre clé 111 coupes » « 83 liquidambars, 15 cèdres, 13 prunus », des promesses de replantations sont signalées

Dans cet article on signale aussi l’expression de la « grogne » « d’un blogueur tourangeau » (4) qui conteste le bien fondé du projet des autorités, mais dans le ton général du texte le lecteur comprend aisément qu’il ne s’agit que d’un élément isolé et turbulent, incapable de comprendre la nécessité d’abattre des arbres.

 

« Printemps silencieux »

« Les Verts » se taisent par discipline politicienne et la presse, encore par discipline, vocifère à pleines pages les impératifs techniques condamnant les arbres, sur le passage du tramway. Il prépare a leur manière les futurs « Printemps silencieux » dans de nombreux quartier de la ville.

L’histoire se répète de manière bizarre mais elle reste toujours l’expression de l’arbitraire.

Dans les années 1950 sur le territoire des États-Unis d’Amérique on pulvérisait de manière massive et par avion des pesticides sur les villes et forêts. Une sorte de répétition générale de la guerre du Vietnam. Le motif officiel avancé par l’administration : « protéger les arbres des maladies ». « Détruire par des insecticides les insectes parasites » était la logique scientifique générale de cette époque. La conséquence de cette certitude scientifique « incontestable » aux yeux de l’administration, a été une hécatombe d’oiseau et de poison. Un véritable désastre écologique marquant un tournant dans l’histoire de l’évolution des espèces. (5)

 

Dans le décor d’opérette de la Touraine avec son autocrate local les yeux rivés sur sa carrière, on est loin de la Grande Histoire. Mais l’arbitraire reste l’arbitraire quelle que soient les circonstances et, comme par atavisme, il se débrouille toujours pour s’exprimer par des hécatombes.

Plus de mille arbres rayés du paysage de la ville... Qui peut croire une chose pareille ?

Les Verts se taisent et la presse vocifère… Par discipline envers l’état major municipal et quoi qu’il en coûte à l’écosystème urbain, ils ne souhaitent qu’une chose : l’avènement d’une machine supplémentaire dans la ville.

Si la « bonne société » « médiatico-politique » s’est mise à la botte de l’état major et attend admirative son « quatrième paysage tel un curseur glissant sur ligne » il est d’autres habitants fréquentant les arbres de la ville qui ne soupçonnent pas ce qui ce trame contre eux.

Pour la dizaine de passereaux communs et autres familles d’oiseaux des villes, cette réduction de biomasse représente une perte  importante d’habitat. Pour toutes ces espèces dont certaines sont sensées être protégées aujourd’hui victime du « curseur » avec son contingent des milles arbres abattus, leur espérance de vie ne leur permettra pas de connaître la promesse du cri de guerre des tronçonneuses « on replantera des arbres ! »

Pour 2011 et 2012, les quartiers frappés par l’arrivée du tramway vivront au rythme du vacarme des engins de chantiers. Puis, pour les années suivantes se sera un « Printemps silencieux », le « bing, bling » débile mais « labellisé » du tramway comblera  « le silence des oiseaux. », c’est ce que pense certainement l’état major municipal, en parlant de « quatrième paysage ».

 

Tours le 10 octobre 2010

 

JMS

 

(1) Tour(s)plus mag n°33 quatrième trimestre 2010.

(2) Tramway et arbres à Tours voir le rapport de la Sépante à la commission d’enquête.

(3) Nouvelle République : Europe : pourquoi le tram va couper des arbres –

http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/Dossiers/Tramway-de-Tours/Suivi-du-projet/Europe-pourquoi-le-tram-va-couper-des-arbres

(4) voir note (2)

(5) « Printemps silencieux » Rachel Carson, Ed. Plon 1963

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 19:36

« On replantera des arbres ! »

 

Cri de guerre d'un maire totalement déconnecté des réalités naturalistes et écologiques. Il ose en plus traiter ceux qui se préoccupent de ces sujets de "choeur de pleureuses".

Mais lui, de quoi pourrait-on le traiter? Il est devenu tellement pitoyable quand il dit "qu'un arbre, çà vit, çà meurt" qu'on pourrait tout aussi bien dire "qu'un homme, çà vit, çà meurt et que des fois, on aimerait que ça arrive vite histoire d'être débarrassé de ces aveugles qui bouzillent tout"!



« On replantera des arbres ! »

 

L’élimination systématique dans les villes de la strate arborescente historique et patrimoniale est l’une des caractéristiques les plus préoccupantes des nouvelles stratégies urbanistiques.  
Malgré l’accélération de ces hécatombes, depuis l’envahissement automobile de la ville, la plupart des municipalités s’affichent satisfaites de leur politique « espaces verts » et certaines, obtiennent même des labels d’exemplarité écologique pour leur ville.
Comment y voir clair et comprendre cette contradiction ?

Le cri de guerre des tronçonneuses.
L’Arme de propagande fatale pour abattre les grands arbres et le faire sans mauvaise conscience, tient en une seule petite phrase : « on replantera des arbres ! ». La phrase d’une efficacité redoutable, forclôt dans l’instant toute possibilité de discussion et permet, dans le même temps, d’apaiser les consciences dans la population. Cette formule assure en un seul temps une reconnaissance de fait de la faute et une sorte de promesse de réparation. Se voulant consolatrice pour les habitants elle permet avant tout d’obtenir soumission par leur résignation.
« Que pensez-vous de l’abattage des grands arbres dans votre quartier ? » « C’est triste, oui ! C’est vraiment triste, « On va les regretter ! » « Dommage »  mais… « Ils vont replanter des arbres ! »
Forclusion immédiate par cette phrase de tout débat contradictoire, les autorités municipales aplanissent ainsi toutes les inquiétudes… Rares sont les personnes qui résistent et qui osent dire « c’est un crime ! ». Mais elles existent.
Récemment l’autocrate local, représentant les transnationales du BTP, à cours d’argument, a tenté dans la presse de briller sur le registre des « petites phrases ». Il a parlé au sujet des personnes mobilisées pour la préservation du patrimoine arboré de la ville de « cœur des pleureuses » et a relancé le cri de guerre des tronçonneuses « On replantera des arbres ! »
Voyons l’envers du décor de sa politique « espace vert » !

Perverse supercherie dans la promesse
Avec cette phrase, il y a l’évacuation de la signification politique réelle de l’acte. La symbolique du  meurtre  peut s’afficher de manière délibéré et ostentatoire. « On replantera des arbres », un cri de guerre qui libère l’assaut des tronçonneuses… Le saccage du patrimoine paysager et historique de la ville est « labélisé vert » par la promesse. S’en vont les arbres sous l’espérance de ces deux phrases qui semblent se répondre comme en écho…« On replantera des arbres ! » « Ils replanteront des arbres ! »
Cependant il y a là une perverse supercherie dans la promesse.  Les arbres abattus et replantés n’appartiennent pas aux mêmes catégories floristiques et écologiques.
Les grands  arbres éliminés représentent et définissent la strate arborescente, dont l’espérance de vie est faite pour traverser les siècles. Leur abattage correspond de fait à la destruction d’un écosystème constitué avec le temps. Il répond à une logique de conquête technique de l’espace publique. Au-delà de l’acte technique de l’abattage d’un grand et vieil arbre, il est important de bien saisir les deux aspects, écologique et politique : destruction d’un écosystème pour une conquête l’espace aménageable.
Les arbres replantés appartiennent eux à la strate arbustive. Plus facilement amovible, ils peuvent rapidement apparaître et disparaître. Ils s’adaptent sans difficulté aux caprices de la mode et sont capables de suivre les esthétismes horticoles les plus débiles.
Chose nouvelle et nécessaire dans le plan d’ensemble de contrôle de l’espace, ils sont choisis pour ne plus nuire au « devenir usine » programmé pour la ville.
Alors que les grands arbres s’intégraient dans de vaste perspective d’architecture végétale à valeur patrimoniale, les nouveaux arbustes de remplacement viennent médiocrement décorer des surfaces mortes, résidu inutilisable de la conquête de l’espace urbain.

Au-delà des chiffres, les implications politiques
Pour comprendre ce qui se trame, il est donc important de ne pas se laisser enfermer dans la pure logique mathématique de la propagande officielle du : « on replantera des arbres ! »
La réduction du monde vivant à une arithmétique d'arbres interchangeables, abattus et replantés comporte une perversité politique volontairement mortifère et véritablement exemplaire. En plus de répondre à la logique des marchés publics,  et de se faire au profit des hommes d'affaire et aux frais des habitants, elle étend au monde vivant la notion de « l’usage unique », de l’interchangeabilité. Pour la population, elle institue l’acceptation de fait de la logique marchande et impose la résignation inévitable devant le désastre écologique, présentée comme nécessité de la « Modernité ».
Pour les autres habitants de la ville, représenté surtout par les oiseaux, la perte d’habitat soudaine de l’abattage d’une allée arboré, il est manifeste qu’ils ne se satisfassent pas l’arithmétique morbide de l’autocrate local. « On replantera des arbres ! »
Le coût écologique est double puisqu’il comporte une dépense d'énergie colossale pour détruire des écosystèmes. Il inflige la double peine puisque la perte du patrimoine est facturée au prix fort aux contribuables de la ville. Il y a là une perversité extrême dans le projet politique où avec cette promesse claironnée on arrive à une "quadruple peine" : destruction de la strate arborescente de la ville, pollution atmosphérique et spoliation de la population pour accélérer au final la privatisation de l'espace public par la mise en chantier permanente de l’espace urbain…

Un « budget espace vert » en « gouffre financier »
Dans les Chiffres, le budget « espace vert » de la ville de Tours est exemplaire, il « explose ». De quoi impressionner plus d’un amoureux de la nature… Mais l’envers du décor est moins réjouissant, dans le détail des factures on s’aperçoit qu’il s’agit de plus en plus exclusivement d’un budget « chantier public » où les hydrocarbures et les engins de chantiers se taille la part du lion. Dans la ville, la taille des arbres est quelque chose à voir, un spectacle tout en technique où dans un vacarme invraisemblable  les engins de chantier y sont les rois.
Puis suivent la diversité des pesticides, les frais et dispositif d’irrigation intégrée.
Les employés ne sont pas des jardiniers, ils sont astreints aux abattages de toutes natures et aux plantations de réparation. Les  travaux de terrassement, piquage et repiquage, les occupent de manière humiliante… Un chantier horticole permanent et réitéré à chaque printemps. Indéniablement la ville engage des dépenses colossales… En boucle elle n’arrête plus d’abattre et de replanter des « arbres » et budgétise sans limite un chantier permanent dans un vacarme assourdissant…

Sans oublier les GES des arbres « Hors Sol »
En permanence et sur de longues distances circulent en grand nombre les arbres déracinés et « empoté ».
L’hiver des ifs cylindriques dans leur pot cubique trônent sur la place Anatole France, en triste décoration verte de Noël. Au début de l’été, ce sont les Oliviers  et les Bougainvilliers « hors sol » qui arrivent. Les ifs cylindriques dans leur pot cubique quittent la place. Pour leur repos estival ils retournent aux entrepôts. Un manège infernal, où les alarmes de recul et les moteurs des engins de levage crachent leur décibel… aucun oiseau n’est audible sur cette place, censée être un « espace vert »...
Dans la réalité des factures de cet énorme « budget espace vert » il s’agit bien d’un vaste « gouffre financier » voulu et entretenu en permanence par l’état-major municipal et facturé au prix fort à la population, à titre des dépenses d’apparats. Au lieu de préserver l’héritage de la trame verte patrimoniale de la ville, partout on assiste  des mises en chantier où résonnent les décibels des tronçonneuses et des engins de chantiers.
Dans la réalité des faits il s’agit d’un « désastre écologique ». Une destruction de la trame verte historique offerte aux engins de chantier, quel est le « bilan carbone » de ces massacres itératifs et de ces mascarades verte d’apparats, facturés aux contribuables de la ville ?

Dénaturation et désertification
A chaque étape, on change donc de catégorie floristique et les choses se font  toujours dans le sens de la « désertification ». L’élimination systématique de la strate arborescente représente la conquête de l’espace public. S’il reste de la place, non privatisable ou valorisable sur le plan économique, elle peut être orientée au profit d’une strate  arbustive. Puis, dans les options choisies, arrivent des arbrisseaux suivis des sous-arbrisseaux formant de petit massif buissonnants de verdissage. Pour finir la strate herbacée décorative s’installe. De nombreux lieux et place dans la ville en sont arrivées  à ce stade là  de pauvreté végétale (1). A ce niveau de désertification avancée, le choix des essences à planter se fait encore en privilégiant les plantes annuelles sur les plantes vivaces.
Une étape intermédiaire et innovante doit être encore signalée. C’est celle des « faux arbres » ; où un mat métallique, support d’une plante grimpante, crée une sorte de verdure verticale ressemblant à un arbre (2)…
A chaque  mise chantier, en plus de la désertification, la débilité des choix horticoles devient de plus en plus manifeste, ostentatoire et brutale. Les essences privilégiées, choisies sur catalogue, sont de plus en plus exotiques, arbitraires et volontairement inadaptées au climat.

Dans un quartier qualifié « Haute Qualité Environnementale »
Des variétés horticoles de « pin parasol » nains se sont mises à proliférer en certain secteurs de la ville. Dans le nouveau quartier « Haute Qualité Environnementale » des « Deux Lions », leur multiplication est déjà impressionnante. Pour ce secteur en sur-urbanisation, ils ont remplacé les anciens chênes, les saules et vieux frênes qui longeaient le Cher, maintenant entièrement corseté. Rien n’a été laissé à la nature …
De toute évidence ses Pins nains sont là, plantés en nombre, pour dénaturer et défigurer le paysage et  faire ainsi oublier l’ancien milieu humide. Une esthétique artificielle de zone aride est créée de toute pièce pour masquer une urbanisation massive en zone inondable.
Dans leur fonction de dénaturation du paysage d’origine, ces pins parasols exotiques planté sur les monticules des ronds-points,  la réalisent aussi en gâchant la superbe perspective de l’allée de platanes centenaires sur la route de Joué les Tours. En la rendant invisible ils préparent déjà le terrain pour l’abattage programmé, de cette allée historique. Le « dossier » est certainement déjà  bien ficelé dans le programme de l’oligarchie technique de la ville.
La débilité écologique de ce choix d’arbre exotique est encore plus évidente lorsque l’on connaît la migration nationale, vers le Nord, des chenilles processionnaires favorisée à cette esthétique horticole… 

Sous le cri de guerre de « On replantera des arbres ! » les autorités technocratiques municipales veulent et croient encore pouvoir masquer les nombreuses et désastreuses implications écologiques et politiques de leur projet urbanistique pour la ville. Mais en définitive c’est seulement la puissance de feu des engins de chantier qui assure et résume la force de leur argumentaire.

Tours
Juillet 2010
JMS

(1)  HYPERLINK "http://pressibus.free.fr/blogcvl/arbres.html" http://pressibus.free.fr/blogcvl/arbres.html#Approches
« La place du 14 juillet a été mise aux normes Germain »
« Au tour de la place Letellier d'être rénovée, les 25 tilleuls sont rasés »
(2)  HYPERLINK "http://carfree.free.fr/index.php/2009/10/23/trame-verte-de-couleur-verte-ou-trame-verte-ecosysteme" http://carfree.free.fr/index.php/2009/10/23/trame-verte-de-couleur-verte-ou-trame-verte-ecosysteme/#more-4592

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:19

Oui, vous avez bien lu!!! Nous avons été contacté par courriel pour faire partie d'une opération comm' de Cofiroute, le célèbre pollueur. voici ce que nous avons reçu (les noms sont cachés), c'est mort de rire:

 

 Bonjour, 

Je suis XXXX, l’assistante de Monsieur XXXX du Comité
Départemental du Tourisme de Touraine.

Depuis 3 ans et en collaboration avec Cofiroute, nous mettons en place des
opérations de promotion sur 3 aires d’autoroute (sur l’A28, l’A85 et l’A10).
C’est en effet un lieu stratégique pour la communication touristique puisque
ces aires peuvent accueillir jusqu’à 30000 véhicules lors des grands
weekends d’été. Le but de notre action est de promouvoir le site des
partenaires avec lesquels on travaille et d’une manière générale la
diversité culturelle de la Touraine.

Cette année pour l’aire de Longue Vue (A10), le thème sélectionné est « Le
Développement Durable ». Je fais donc appel à vous et à votre savoir faire
dans ce domaine pour un éventuel partenariat. Le principe est de mettre en
place une animation simple et ludique (dégustation, jeu…)de façon à attirer
le maximum de personnes et ainsi de faire au mieux la promotion de votre
site ou de votre activité. Sept journées sont encore disponibles : le 10
juillet, le 16 juillet, le 17 juillet, le 23 juillet, le 30 juillet, le 31
juillet et le 13 août.

Vous trouverez en pièce jointe la fiche technique ainsi que le bon
d’engagement. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

Je vous remercie de me dire si cette opération est susceptible de vous
intéresser au plus tard le 21 juin par mail ou téléphone.

Cordialement

XXXXXX

Chargée des animations estivales Aires d’autoroutes/Aéroport
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:50

Tram d’Enfer  sur Trame Verte
A propos du cas Tourangeau apr un vélorutionnaire tourangeau:


Le verdict est tombé en public. Sur l’autel du « développement durable » une allée de 160 arbres dans la fleur de l’âge va être sacrifiée. « Il faut assurer le passage du tramway ! ». Un Jardin va céder la place à une voie de circulation électrifiée.
Les anciennes protestations des riverains, pour préserver les cèdres de l’avenue de l’Europe (1) et celles des associations et universitaires pour épargner le reste du Bois « classé » de Grandmont (2) ont été totalement oubliées. Elles ne permettront pas de respecter les arbres, marronniers et érables, sur l’axe de la rue Blaise Pascal et du boulevard De Lattre de Tassigny.

Technocratie et simulacre de démocratie

L’état major municipal récidive donc, il s’obstine dans sa logique du passage en force et confirme l’arbitraire de ses méthodes. Pour les personnes intéressées par ce qui se trame dans la ville de Tours autour du passage du tramway, les péripéties stériles et formelles de cette réunion rappelle certaines périodes sombre de l’histoire contemporaine. L’instrumentalisation à sens unique des instances de la démocratie permet de mesurer le degré de concentration du pouvoir par l’oligarchie technique de la ville.
A Tours, comme dans toute les villes, le tramway et surtout son tracé ont été imposés d’autorité. Seule contrainte, organiser un simulacre de concertation avec la population, c’est fait. Dans l’axe d’une large boulevard sur un plan de la ville, un trait a été fait : « c’est là que passera le tramway ! » Sans état d’âme, cent soixante arbres d’une large allée seront abattus… Par ce trait fait et imposé d’autorité, l’état major « hors sol » défini aussi dans le même temps les relations de hiérarchie et de subordination, en réduisant la population au statut passif « d’usager de la ville ». Une décision grave, autant par ses conséquences que par sa procédure, une destruction programmée de la « trame verte » patrimoniale existante ; sans aucun doute, la réalité du terrain n’a fait l’objet d’aucune discussion. Le bureau politique ne reviendra pas sur son tracé, même pour seulement le décaler, en restant dans la même rue.
Une personne, présente à cette réunion de « démocratie formelle », convoquée par le PCPU en vue d’informer la population de sa décision, décrit ainsi l’atmosphère « Je suis tombé des nues. On reste dans une logique politique du "on rase tout et on replante" associée à toute "rénovation". Les conseillers municipaux, nombreux dans la salle, semblaient complètement englués dans leurs certitudes de faire au mieux. Sans me laisser répondre ils ont monopolisé la parole et vanté le respect des arbres et l'exemplarité du tramway de notre ville, sans répondre directement au sujet posé. Ils ont noyé le poisson. Je me suis pincé pour y croire et je n'ai pu qu'essayer de placer quelques mots pour dire que cette façon de traiter les arbres est une honte pour la ville de Tours... (3) »
Dans le Parti de la Classe Politique Unifiée, aucune voix ne s’est élevée contre la monstruosité évidente des conséquences du tracé choisie, et à la réunion publique aucune oreille n’a voulue entendre une autre proposition de tracé. Pire encore, les membres de ce parti, « les conseillers municipaux présents », s’entendaient bruyamment pour censurer cette dissidence au tracé arrêté. Le Parti Unique de la classe politique décide, agit et ses membres soudés en légion romaine s’affrontent à la population avec une unanimité jamais égalée ; « englués dans leurs certitudes ». L’abattage de 160 arbres n’a  posé aucun problème de conscience à l’ensemble de ces membres et dans cette réunion publique, démagogie et langue de bois ont monopolisé le débat.
Sombre périodes de l’histoire politique contemporaine... Contrairement aux totalitarismes idéologiques des temps anciens où les membres du Parti pouvaient choisir de se taire pour ne pas perdre leur tête, dans le totalitarisme technocratique, post-idéologique, l’unanimité politique est volontaire et ouvertement exprimée sans contrainte. Dans les deux cas cet unanimisme s’exprime dans un mépris franc et massif de la population civile. Tous les ingrédients étaient présents pour automatiser les décisions, laminer la protestation. Certitude et aveuglement, aucune âme n’a été en mesure de percevoir la monstruosité évidente du projet. Aucun ne manquait... Car en plus du mépris de la population, il est maintenant possible aussi de soupçonner sur les données de l’ancien tracé disponible en ligne, une volonté suspecte de tromperie. Le tracé du tramway  diffusé semblait éviter l’allée arborée (4)...

La Divinité Tramway démystifiée
Pharaonique dans tous ses aspects et haut moment de partenariat public privé, le tramway est un vaste marché public avec un budget colossal imposé à l’ensemble des contribuables. Il est aussi une mise en chantier prolongée de la ville avec des dépenses d’énergie tout aussi colossales dans un vacarme assourdissant encore  infligé aux riverains du tracé. Une concertation publique aurait été souhaitable… Il est même fort probable qu’avec partout des riverains pour plupart automobilistes, cette concertation aurait facilement  obtenu un avis favorable au tracé imposé au détriment des arbres. Le PCPU aurait pu s’offrir ainsi, sans risque politique, le plaisir de triompher dans une procédure de « démocratie participative ». Il s’en est tout simplement dispensé, pharaonique dans tous ses aspects le tramway ne peut que s’imposer d’autorité …
Était-il possible de préserver la majorité des 160 arbres de cette allée dans  la rue Blaise Pascal et le boulevard De Lattre de Tassigny, par un choix  raisonné de tracé ? La réponse est : clairement Oui, plan à l’appui (5)! Malheureusement pour ces arbres, le tramway est un  moyen de transport aujourd’hui associé à la notion de « développement durable », voir même par extension abusive à l’écologie. Par cette association il neutralise tout esprit critique y compris chez les « écologistes ». Auréolé de « vert » il peut donc être imposé d’autorité à la population, se dispenser de toute concertation et peut encore négliger les réalités de terrain pour s’autoriser à raser une allé de 160 arbres dans la fleur de l’âge. 

Dans cette ville saturée par l’automobile, toutes les rues arborées sont réquisitionnées d’office pour faire passer coûte que coûte  le tramway. Au carrefour de Verdun et sur le boulevard  Winston Churchill, c’est encore sur l’allée arborée qu’est tombé le trait du tramway. En ce lieu de la ville un cèdre de valeur patrimoniale est menacé, planté il y a cinquante ans, il se trouve maintenant sous le trait du tramway…
Par ces choix de tracé rasant les anciennes allées arborées de la ville, sans égratigner les axes réservés aux voitures, le tramway se révèle dans une de ses nouvelles fonctionnalités politiques et économiques : sauver la circulation automobile, lui redonner un sens avec un minimum de fluidité. Après avoir chassé de la ville les anciens tramways, la circulation automobile arrivée au sommet de son monopole du transport,  réclame de nouveaux tramways pour se désengorger.
Sauver la manne financière du trafic automobile, les villes modernes ont profondément creusé la terre pour bâtir l’Empire partagé « public privé » du stationnement automobile. Des milliers de places souterraines attendent avide leurs voitures pour économiquement survivre et échapper au triste sort de catacombes vides des temps modernes…
Sur le plan technique du trafic, ce choix de tracé est logique, pendant toute la duré des travaux il correspond à la perturbation minimum de la circulation automobile.
Mais ici, au-delà des aspects mercantiles, et pratiques il y a aussi un réel conflit de civilisation, totalement insoupçonné des écologistes militants inconditionnel du tramway. La logique politique de ce choix technocratique de tracé est limpide. Il s’agit de la destruction délibérée d’un vaste espace protégé exclusivement réservé aux marcheurs. Ce qui était un lieu de repos et de convivialité et qui aurait pu devenir en totalité un Jardin va être asservi au trafic mécanique… Ainsi dans ce large boulevard où huit axes sont attribuées aux voitures pour leur circulation et leur stationnement ; le tramway vient détruire et prendre la place d’un vaste Jardin. Là où plus d’une dizaine d’espèces d’oiseaux pouvaient vivre et se reproduire en paix dans la ville, le tramway vient détruire la nature et ajouter deux nouvelles voies de circulation stérile ; dix axes au total, entièrement consacrés à la « mobilité motorisée » sur ce boulevard... L’Amérique de Kafka (6)...

Avec ce « label vert » par cette association de façade entre tramways et « développement durable », le blindage idéologique est suffisamment puissant pour assurer la bonne conscience et un unanimisme inébranlable de l’oligarchie technique de la ville. Sous cette bannière « verte » suffisamment opaque pour occulter les fonctionnalités nouvelles du tramway, tout devient permis en plus du mépris ostentatoire de la population. Les travaux nécessaires au passage du tramway ne se limiteront pas à de simples opérations des terrassements. Ils acquièrent une dimension politique en s’offrant pour préalables un énième massacre à la tronçonneuse, labellisé « développement durable ».
Lancé sur un train d’enfer, au crie d’assaut « On replantera des arbres ! (7) », le tramway continu sa route dévastatrice dans le « Jardin de la France ». En accumulant sur son passage des cadavres d’arbres par centaines, il est l’instrument labellisé « vert » pour une nouvelle guerre à la biodiversité…

Tours

 Début juin 2010

JMS


(1)  HYPERLINK "http://carfree.free.fr/index.php/2009/12/03/massacre-a-la-tronconneuse-pour-que-passe-le-tramway-a-tours" Massacre à la tronçonneuse pour que passe le tramway à Tours
(2)  HYPERLINK "http://pressibus.free.fr/blogcvl/a/Arbres/2009-06-17.html" Bois de Grandmont, abattage d'arbres - Blog CVL Tours Est 17/6/2009
(3)  HYPERLINK "http://pressibus.free.fr/blogcvl/tram/index.html" 120 arbres abattus par négligence
(4) voir référence 3
(5) voir référence 3
(6) Dans ce roman de Kafka, une des premières visions terrifiantes du héros débarquant en Amérique, ce sont ces voies immenses, exclusivement consacrées à la circulation motorisée...
(7)  « Un Jardin de la France en béton armé », troisième partie, Carfree France
 HYPERLINK "http://carfree.free.fr/index.php/2009/07/25/un-jardin-de-la-france-en-beton-arme-3" Un Jardin de la France en béton armé

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:12

Bilan dramatique du vélorutionnaire naturaliste tourangeau Jean-Marc sur la situation des arbres à Tours afin que le tramway passe et que la bagnole roule (pendant que le monde tourangeau fait ses emplettes sur-consommatrices selon le bon vouloir des pouvoirs en place).

 

 

tramway-le-moins-ecologique

 

« Le tramway le moins écologique de France » (1) c’est à Tours « dans le Jardin de la France » qu’il se trouve. Dans cette ville pour préserver ou accroitre coûte que coûte les prérogatives inaliénables de l’automobile, la « mobilité durable » se fait sur des champs de cadavres.

 

L’année 2009 est l’une des plus noires de l’histoire de la ville en termes de massacre à la tronçonneuse pour la privatisation de l’espace publique. Après l’abattage de l’allée des platanes du boulevard Tonnellé en janvier (2) et la tentative avortée de destruction du Parc Grandmont en juin (3), c’est au tour de la magnifique allée de jeunes Cèdres de l’avenue de l’Europe d’être abattue pour que puisse passer le Tramway, sans nuire à la circulation et au parking automobile.

 

Dans cette large et récente avenue de la ville, six axes quasi exclusifs son dédiés aux voitures. Quatre le sont pour leur circulation et deux pour leur stationnement. Le tramway doit faire sa place sans les déranger mais la place manque pour la privatisation de l’espace.

 

A l’annonce du projet de tramway, une inquiétude pour les Cèdres et même une protestation s’était exprimée en provenance de quelques riverains de cette avenue ; relayée par la « Vélorution de Tours » et quelques personnes préoccupées par la préservation des grands arbres dans la ville (4), elle avait imposé à l’état major municipal, un repli tactique momentané le temps de réviser sa copie… « Rien n’est arrêté ! Le maitre d’œuvre travaille sur le tracé depuis la mi-juin, laissons-lui la capacité de créer. Ces planches qui figurent au dossier, sont là à titre indicatif. Les études sont en cours. Rien n’est acté » pouvait-on lire dans « La Nouvelle République » du vendredi 7 août 2009. Le journaliste «amphorique » de cet organe de propagande municipale se permettait même l’habituel commentaire débile « Après le faux pas du bois Grandmont, en juin dernier, pour la nouvelle ligne de bus à haut niveau de service, la sensibilité « écolo » a été réveillée et le tramway a plutôt intérêt à ne pas toucher aux arbres… » (5)

Après quelques mois de révision, le verdict tombe, les cèdres ne seront pas abattus (6). Tel est le résultat affirmé à la « réunion publique » orchestrée dans le cadre formel de la « démocratie participative ». Non abattus, certes, ils seront seulement amputé de leur branches. Réduits à l’état de tronc sur six mètres de hauteur, un moignon céphalique de quelques branches résiduelles leur donnera au mieux un aspect de pin parasol et au pire de bananier emmanché d’un long tronc.

 

Telle est la réalité du projet administrativement pensé et imposé à des arbres faits pour se déployer et traverser les siècles… Devenus économiquement « inutiles et nuisibles » pour le bon fonctionnement de la ville projetée comme un bassin de chalandise, ces cèdres doivent certainement depuis longtemps aussi abriter une faune discrète de roitelets huppés ou même triple bandeaux. Ces petits oiseaux invisibles aux passants et dont le chant discret est censuré par le vacarme automobile, sont en tant que passereaux des espèces protégées. Mais, non menacées, l’élimination de leur habitat ne mobilisera pas les associations naturalistes, l’état major municipal a donc, de ce côté-là, les « mains libres » pour son énième massacre à la tronçonneuse.

 

Dans sa logique mercantile des marchés publics les seuls axes encore accessibles aux mises en chantiers sont immanquablement ceux où se trouvent des grands arbres. Les surfaces arborées à des axes, ces axes deviennent discontinues et les arbres résiduels de ces axes à leur tour amputés de leur branche.

 

L’avenue de l’Europe était l’une des plus arborées de la ville. Deux alignements d’arbres périphériques et un alignement central, trop « romantique », trop généreuse en nature, cette conception ancienne de la ville est devenue incompatible avec la nouvelle politique utilitaire et concentrationnaire de gestion optimisée de l’espace urbain.

Dans l’immédiat il n’y a aucune urgence à la création d’une ligne de tramway dans ce secteur périphérique mais proche du centre de la ville, si ce n’est de créer une dynamique de spéculation immobilière dans ce quartier populaire tranquille. C’est l’une des fonctionnalités nouvelles des Tramways modernisés dans les futures villes mégalopoles conçues comme des « bassins de chalandise » de dimension régionale.

 

Les heureux habitants du centre ville élargi de la nouvelle Mégalopole régionale accédant au statut de capitale commerciale, sont invités à se déplacer en Tramway pour faciliter l’afflux automobile de la clientèle en provenance des zones périphériques de la Région Centre…

 

Conçue comme un bassin de chalandise, La Mégalopole Tourangelle du 21e siècle persiste et signe dans sa logique d’élimination systématique de son économiquement « nuisible » et « encombrante » strate arborescente…

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 19:01
Point de vue de Jean-Marc, vélorutionnaire tourangeau:

« Trame Verte » de couleur verte ou « Trame Verte  écosystème »

Pour abattre les grands arbres dans la ville il faut dire, écrire et répéter à longueur de presse et de « pages vertes » « on replantera des arbres ! » C’est ce que fait l’état major municipal (1). C’est ainsi, avec cette phrase, que progresse l’élimination des grands arbres dans la ville de Tours. Des arbres « on en plante » c’est indéniable, même si c’est en fait de plus en plus des « faux arbres ». La ville de Tours « innove » sans cesse en ce domaine. A quoi ressemble un « faux arbre » : un grand mat métallique avec des câbles en acier torsadés tuteurs d’une « plante grimpante ». Ce dispositif ingénieux crée une « verdure verticale » et tient lieu de potiche d’arbre. Il a l’avantage économique indéniable de ne comporter aucun système racinaire profond. La place manque et la privatisation de l’espace public veut entrer dans une nouvelle phase…

Il faut craindre maintenant une intensification de l’élimination de la strate arborescente de la ville, l’état major municipal vient de dévoiler son Plan d’Occupation des Sols (2) : « Penser Tours » (3) On y découvre sa nouvelle arme, pour en finir avec tous les arbres de la ville et détruire les restes d’écosystèmes encore existants. La municipalité y lance son concept de « Trame verte » qui dans les faits se réduit à seulement une « tranchée verte » au singulier. Rien, en fait, pas de nouveaux jardins, surtout pas de surfaces, au mieux que des « axes » avec de vrais arbustes mais à terme seulement des mats métalliques, tuteurs de « verdure verticale ». Il ne peut pas en être autrement. La place manque et la privatisation de l’espace s’accélère pour entrer dans une nouvelle phase.

Les exemples de « l’impossible Trame Verte »

Dans les plans de l’état major municipal il est déjà difficile de trouver de la place pour des pistes cyclables qui sont elles des surfaces artificialisées, alors pour une « Trame Verte » ou même seulement pour une « tranchée verte » cela relève de l’irréalisable.

Il est déjà difficile de faire naître une volonté politique pour rénover la « Passerelle Fournier » et la rendre accessible aux vélos. Cette passerelle historique, voie de passage au dessus des voies ferrées relie deux quartiers et deux marchés populaires de la ville. Elle correspond de fait à un besoin simple et quotidien des habitants. Mais la rendre accessible aux vélos, mais aussi enfants en poussettes avec leur mère et aux personnes en fauteuil roulant, semble poser un problème insurmontable à la municipalité. La rénovation de cette passerelle est revendiquée depuis de nombreuses années par la « Vélorution » (4) mais n’est jamais entrée, ni les têtes ni dans les plans et encore moins dans les budgets de l’état major municipal. Alors avec la « trame verte » il faut craindre le pire, l’éradication de tous les arbres de la ville pour des « faux arbres », des « verdures verticales » accrochées à leur mat…

 

A quoi pourrait bien ressembler un véritable « Trame Verte » conçue comme un écosystème ou comme un « corridor biologique ». « Et bien c’est extrêmement simple, en lieu et place des multiple rangés de stationnement automobiles dans les rues, il faudrait faire « ré-émerger la terre », la faire revenir à « l’air libre » et l’offrir à toute les strates d’un peuplement végétal : arborescentes, arbustives et herbacées…

Mais l’automobile rapporte encore énormément d’argent à la ville et le sous-sol est tellement colonisé par la canalisation de toute sortes, que le concept de « Trame Verte » du PADD de monsieur le maire ne peut être en définitive, que pure démagogie.

Une « Trame Verte », réel écosystème, est fondamentalement incompatible avec le réel et actuel plan municipal de privatisation de l’espace public.

 

(1) Un Jardin de la France en béton armé

(2) Le POS devient un PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable).

La connotation militaire exprimée de manière explicite par le terme « Plan d’Occupation des Sol » est supprimée avec le PADD. Il faut cependant savoir que la notion « d’aménagement » du territoire est lié aussi à la guerre. Elle émerge politiquement après la « Grande Guerre ». C’est justement par cette « boucherie » préalable de paysans d’Europe que le Léviathan technocratique peut nationaliser, centraliser et aménager selon ses plans les territoires débarrassés de leurs populations rurales.

(3) Penser Tours PADD

(4) la 50ième vélorution fera naitre un beau bébé - le blog velorutiontours

(5) Plaidoyer pour la passerelle Fournier - le blog velorutiontours

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 22:15
LE PADD de Tours est au service d'une idéologie: celle d'un maire qui se rêve en patron d'une métropole. L'ambition personnelle guide t-elle le PADD ou le réel désir de servir des habitants. On vous laisse vous faire votre propre opinion mais on vous invite aussi à lire ce qu'en pense Confluence

PADD : Tours à la pointe du marketing urbain


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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:09
Pas à Tours.

Car si la ville présente en ce moment ses projets d'urbanisme à la population, une phrase sur le site de penser Tours montre que la foilie des grandeurs anime ses projets mais pas le mieux-vivre ensemble:


"Tours a le potentiel pour émerger au rang des métropoles françaises qui comptent. Pour attirer population, visiteurs et entreprises, elle se doit d'être toujours plus attractive. Tout comme l'économie, le patrimoine ou l'environnement, l’urbanisme participe du rayonnement de la ville."

Qu'en penser?

Tours vise à être une métropole. Bref, à être gigantesque.
Citons le groupe Miss Hélium:
"Nous sommes des animaux
Nos villes sont nos enclos
Nous sommes le bétail humain planétaire
Victime des mafias financières"

L'urbanisme n'est pas pensé pour les habitants. Elle n'est qu'une valeur d'attractivité. C'est ainsi qu'Hitler voyait Berlin. Il a lancé de grands chantiers d'urbanisme mais la visée n'était pas d'être utiles aux berlinois. Le but était de faire de l'Allemagne, une nation qui s'impose, de rendre Berlin attractive et rayonnante sur le monde.
Autre temps, mêmes symboles?
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Published by velorutiontours - dans ToursInfos
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