Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

L'A10: une erreur urbaine

Vendredi 30 novembre 2007
Des autoroutes, il y en a partout, ça pue, ça pollue, ça fait du bruit, ça gêne des millions de riverains, de vieux quartiers...

A Séoul (Corée), sous l'impulsion du maire, une autoroute s'est transformée en canal. C'était au début des années 2000 et le chantier a duré 6 ans:



A Tours (France) sous l'impulsion du maire, un canal s'est transformé en autoroute. C'était au début des années 70:




Et si on re-transformait l'autoroute en canal? Utopique? Non, puisque Séoul l'a fait.

Vélorution!!! Canalrution!!! AutoTransformation!!!
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 8 janvier 2008
Il était une fois... un monde.... C'était avant la construction de l'A10 à Tours.... C'était il n'y a pas si longtemps en fait.

Jean-Jacques raconte:

"Je suis né ici il y a environ 59 ans, j'ai connu beaucoup de modifications du canal avec de l'eau puis sans eau , avec une pharmacie avant de prendre une route qui nous conduisait BD HEURTELOUP, pharmacie ou ma grand mère était femme de ménage. Au sud en lieu et place de BOUZIGNAC le lit du cher, l'octroi et une guiguette où dans les année 60  j'assistais au mariage de ma cousine.
La construction de l'autoroute: un massacre écologique. Tout le sable prélevé dans la Loire au niveau de la Ville aux Dames a été effectué en détruisant les digues que les anciens avaient érigés. Ces digues situées en des lieux nommés la boisseliere, le 8éme km etc avaient un rôle évident: crée un courant qui évitait l'ensablement de notre fleuve. A l'époque déjà la destruction avait un nom: le profit. Non content de prélever du sable pour combler le canal lorsqu'il y en a eut assez, celui-ci a été remis dans la Loire pour ne garder que le gravier qui était d'un meilleur rapport."

Beurk, l'autoroute A10!!! A l'assaut de ces monstres !!!


A lire: et si  Tours faisait comme Séoul?
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 10 janvier 2008
On annoncera le thème de notre vélorution de Février dans les prochains jours sur ce blog et ça devrait être fort.

En attendant, on poursuit notre histoire de l'A10, une autoroute urbaine que les élus considèrent comme une aberration:

Avant l'A10, il y avait le canal du Berry. Bon, il n'a pas servi longtemps, c'est vrai mais c'était quand même une autre gueule.

Ce canal du Berry, voici son histoire à Tours:

Catégorie : Canal de navigation
oeuvre située en partie sur la commune de Saint-Avertin
aire d'étude : Centre
édifice contenant : canal de navigation dit canal de Berry
parties constituantes : écluse ; pont ; port ; maison
époque de construction : 2e quart 19e siècle
année : 1824
auteur(s) : Cormier (ingénieur)
historique : Conçu par l' ingénieur Cormier, le canal de jonction est creusé entre 1824 et 1828. L' inauguration officielle a lieu le 4 novembre 1828. Le pont du Milieu est réalisé en 1825 afin de relier Tours à Saint-Pierre-des-Corps. En 1845 un pont pour le passage de la voie ferrée Paris / Tours est construit pour franchir le canal. La grande crue de 1856 a endommagé les ponts et les digues. L'ouvrage est comblé depuis 1971 et son tracé est remplacé par l'autoroute A 10. Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, il existait un canal (fossé creusé naturellement puis aménagé pour la navigation) appelé ruau Sainte-Anne situé à l' ouest de la ville de Tours et reliant lui aussi le Cher et la Loire. La fermeture du ruau est décidée en 1772 par l'intendant de Cluzel car il était devenu un marais insalubre faute d'entretien.
description : D'une longueur totale de 2,4 km, le canal de jonction possédait deux écluses à sas de 35 x 5,20 m (celle de Rochepinard et celle de la Loire) et une gare d'eau. Ce canal joignait le Cher à la Loire à l' est de la ville de Tours. Il était traversé par le pont dit du Milieu et par un pont ferroviaire. Des chemins de halage empierrés longeaient le canal sur toute sa longueur.
gros-oeuvre : pierre
état : détruit

Source: Patrimoine de France

Regardez maintenant ce qu'on a:



C'est chouette, hein? Ce sont les piles de soutien de l'autoroute. C'est super beau, la modernité. Ca fait rêver? Ca donne surtout envie de rêver d'autre chose, non? D'un canal par exemple?
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 13 janvier 2008
et la remise en eau du canal?


Ouah!!! Ils sont fous à la vélorution!!!! Ben non, on est juste en avance sur notre temps.

C'est la vélorutionnaire Marie-Andrée qui découvre sur le site d'un cycliste québécois une étrange photo:
A Séoul, un maire a détruit une autoroute pour y faire renaître l'ancienne rivière.

Tiens, étrange? Cela s'était passé dans les années 70 (destruction de la rivière et construction de l'autoroute). Cette autoroute démarquait la frontière entre quartiers riches et pauvres.
On croirait lire l'histoire de notre ville où dans les années 70, le maire J.ROYER avait construit l'A10 sur le lit d'un canal séparant la ville riche de la vile pauvre (Tours/ St Pierre des Corps).

Les photos de Séoul et de Tours sont .

On appelle Soff pour lui dire qu'on est tombé sur un truc de fous et que ce serait le moment de demander la fermeture de l'A10. C'est tellement gros qu'elle dit OUI mais préconise qu'on en parle le 1er décembre à la vélorution.
Alain tire un A4 des photos de Séoul et montre cela aux vélorutionnaires  présents le 1er décembre. Certains n'en croient pas leur yeux, et pensent à un photo montage. Non, non. C'est la réalité. Plus d'autoroute dans le coeur de Séoul mais de l'eau!!!!

une autoroute:



puis de l'eau:





Le plus drôle, c'est que 10 villes s'engagent dans des projets impliquant eau et urbanité et 5 d'entre elles détruiront une autoroute urbaine. Tout est expliqué sur un document de près de 80 pages . Signalons d'ailleurs que c'est grâce à ce fabuleux document réalisé par Projet Montréal que nous en avons tant appris.

Donc, non, la vélorution ne sont pas des écolos rêveurs et les exemples que Vélorution Tours a déniché montrent donc qu'il est possible de remettre en cause cette autoroute l'A10, d'y réfléchir et de penser à l'après qui pourrait être plan d'eau/coulée verte...
Qu'en penseraient  les candidats à la mairie? Wait and See.

Séoul , le passé et le présent:
Tiré du site http://3rivieresurbain.over-blog.net

Il y a 50 ans, une rivière du nom de Cheonggyecheon était très importante pour la capitale de la Corée du Sud, Séoul. Elle séparait les riches au nord et les pauvres au sud. Également, c'est dans cette rivière que les gens lavèrent leurs linges et où les enfants allés jouer. Par contre, dans les années 70, les autos étaient de plus en plus présentes dans la septième plus grande ville du monde, donc les autorités décidèrent de construire une autoroute à 6 voies sur cette rivière qui d'ailleurs commença  à être de plus en plus polluée. La rivière sacrée de Séoul disparu alors sous le béton, mais en 2002 le maire Lee Myung Bak s'engagea de démolir l'autoroute à 6 voies, de restaurer le cours d'eau et de créer un magnifique grand espace vert qui traversera la ville où la rivière coula autrefois.


Chaque jour, plus de 160 000 voitures passèrent sur cette autoroute. Elle était alors considérée à l'époque indispensable pour l'économie de la ville. Il fallait donc énormément de courage politique pour détruire cette immense structure de béton et y créer à la place un espace vert.  Les travaux commencèrent en juillet 2003. Tandis que l'autoroute pris 20 ans à construire, la démolir et restaurer la rivière ne dura seulement 2 ans.

Depuis ce temps, beaucoup d'automobilistes ont changés leurs habitudes. Certains ont même décidés d'abandonner complètement leur voiture. La Ville en a également profité pour améliorer son service d'autobus. Donc, ce projet a eu un effet remarquable sur l'environnement. Différentes sortes d'oiseaux, de poissons, d'insectes et de plantes sont revenus dans le paysage de Séoul.


On sait, on sait: Tours n'est pas Séoul, ni Toronto, ni Sydney mais quand même, Séoul n'est pas Tours, ni Toronto, ni Sydney, il n'empêche que curieusement dans ces projets, qui se ressemble, s'assemble?
Vélorution!!! Canalrution!!! AutoTransformation!!!



Les modalités de notre vélorution du 2 février prochain vous seront dévoilées bientôt mais sachez déjà que ce sera exceptionnel tant par la forme que par l'ambiance.
Disons déjà haut et fort que le collectif de musique ACTSOUNDS mettra en SON nos idées.
Vous pouvez déjà apprendre à connaitre ce collectif en vous connectant sur leur site: My Space ActSounds.
Un collectif qui se définit par "
Nous sommes Vous et Vous êtes Nous !" : un bel apport pour un collectif vélorution qui se définit par "Nous sommes la circulation !".

Vélorution!!! Canalrution!!! AutoTransformation!!!
Le 2 février, ta place est avec nous, toi qui penses que le monde peut changer.
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 14 janvier 2008
A qui servira t-elle puisqu'on finira tous en vélo et que ce sera bien fait pour nos gueules?
Michelin fera des pneus en bois et nous, on continuera à crier "Vélorution!!!" mais on aura gagné car on aura fini de ronger nos freins.

En chanson, ça donne çà:



Et oui!!! A quoi servira donc l'A10?
Les membres du collectif La girafe sont-ils des visionnaires?

Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 15 janvier 2008
A Tours on a un journal alternatif: le Canard du coin (Leur site est pas vraiment à jour).
Dans le numéro 8 (celui de ce mois-ci) ils lancent un appel à témoin préventif en page 19:

"Notre petit doigt palmé nous annonce des cyclistes écrabouillés par des voitures à l'entrée de l'autoroute (au bout du boulevard Heurteloup), le 2 février prochain.

Eh oui, traditionnellement, les cyclistes tourangeaux de la vélorution se donnent rendez-vous tous les 1er samedis du mois pour une action originale, attirant ainsi l'attention sur le nécessaire partage de ce truc qu'on emprunte tous à un moment ou à un autre, quel que soit le mode de transport: la route !

Le 2 février, les vélorutionnaires s'attaquent aux autoroutes urbaines. rendez-vous place du palais à 14h00 pour aller avec eux vivre ce moment plein de joyeuse adrénaline."

Quoi? Y'a des vélorutionnaires à Tours? Ils se donnent rendez-vous tous les 1ers samedis du mois? Ils ont fait des tas d'actions? Ils sont 300 sur leur liste de diffusion? Ils reçoivent entre 100 et 200 visiteurs/jour sur leur blog? Et ils font un truc sur les autoroutes urbaines?


Il est là, tout chétif le tractounet pour la vélorution de février, qui voudra bien le télécharger, l'imprimer, le distribuer?

Cliquez sur l'image pour accéder à la page de téléchargement d'une planche de 4 visuels.

Ce fichier n'est pas le fichier EXCLUSIF de la vélorution. Chaque vélorutionnaire fait la promo qu'il veut des évènements vélorutionnaires. Tu peux faire mieux? Tu peux faire pire? FAIS LE et on avance déjà plus vite...
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 15 janvier 2008
Après Jean-Jacques, c'est au tour de Pierre de nous donner son point de vue sur l'A10 et comment les choses étaient avant l'arrivée de ce monstre. Pierre est un habitant de St Pierre et a participé à notre vélorution sur l'avenue Pompidou en Novembre. Une vélorution qui nous a valu une belle victoire.


Les propos de Pierre:

"Je ne suis en rien spécialiste de l’histoire de ce canal du « duc  de  Berry ». Celle ci est brièvement abordée dans les pages de « St  Pierre  des Corps ou la clarté républicaine » de Raymond Lavigne, ( p 31-45) . J’en ai vu la transformation.

Celui ci a été construit exclusivement pour des raisons commerciales. En 1856, la crue a ouvert une brèche dans la gare du canal (côté  Loire). De mémoire de gens disparus, il y avait 2m40 d’eau à l’endroit où j’habite actuellement (je compte réafficher le niveau des crues dès que  j’aurais repeint la façade).
 
Je n’ai aucun souvenir d’avoir (à 58 ans) vu de l’eau dans le canal ; jusqu’en 1975, c’était un terrain vague et un dépotoir qui faisait notre joie du  jeudi, la gare du canal pendant  un temps a servi pour accueillir  la fête foraine et le marché aux puces se tenait à l’emplacement de l’avenue Pompidou.
 
Dans les années 75-80, le souci écologique était globalement  inexistant, il était normal de bétonner à tout va (il y' a même eu un moment une idée pour recouvrir la Seine !). On l’a échappé belle contre  les barrages avec le délire maniaque-urbanistique de Royer (probablement assez intéressé), lequel avait déjà endetté l’agglo avec les travaux pharaoniques des rives du Cher, un endettement qui a fait passer au second plan les aménagements routiers qui ne sont pas encore résolus (peuvent ils l’être d’ailleurs ?).

Il est donc inutile de revenir sur l’ignorance de cette époque, car la nôtre n’est sûrement pas moins grande.

La  nôtre, c’est le délire dans des pratiques consuméristes devenues « normales » et l’inconscience de la valeur énergétique avec son gaspillage éhonté tout azimut.

Lorsque le canal était comblé, on accédait directement à la ville de Tours en montant les marches face à la rue Plantin, j’ai pratiqué ce trajet au moins 500 fois, souvent en courant, entre le passage Sabatier et la gare de Tours, cela me prenait seulement sept minutes (2,1 km).

L’autoroute a radicalement éloigné Tours de St Pierre, de la même façon que La Riche est coupée de la Loire par la bretelle autoroutière, mais en contrepartie, cela a dû jouer pour la préservation des ilôts maraichers jusqu’à maintenant, sinon…

Pour rapprocher Tours de St Pierre, il faudrait une passerelle piétons-cycles au niveau de la rue Gabriel Péri. Si l’autoroute devait subsister et les villes se vider de voitures, ce serait utile.

L’autoroute n’a pas été perçue à cette époque comme une nuisance,  mais aujourd’hui les niveaux de bruit et de pollution atteignent un  climax et s’ajoutent au reste, on le sait.

On ne peut pas à mon point de vue se battre contre l’autoroute sans se battre contre la voiture, ce n’est qu’un pis-aller malhonnête que de la  déplacer en sur-urbain.(tout comme la BA705). Et de proche en proche, changer une seule chose revient progressivement à tout changer. (On ne change généralement de point de vue que par obligation).

Tout cycliste est encore un automobiliste. La  vélorution est pour le vélo. La vélorution peut donc être aussi contre l’autoroute, c’est une petite dérive, mais elle se comprend car elle va dans le même sens."

Au vu de cette image (situation actuelle):


Au vu de celle-ci (100 ans plus tôt):


Les vélorutionnaires trouveront sans doute que la photo 1 est à bannir (pollution, bruit, égoïsme..), que la photo 2 donne à réfléchir... à une photo 3 non encore définie mais réfléchissons-y.


 
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 janvier 2008
Pour en finir avec les autoroutes urbaines et notamment la traversée de l'A10 en coeur d'agglo, notre collectif ne manque pas de soutien.

C'est tout d'abord Vélorution Paris qui a décidé de nous rejoindre dans notre action. Le 2 février, comme nous, ils mettront la pression sur une autoroute en envahissant un échangeur à une porte de Paris.
C'est aussi un membre de Vélorution Montréal qui nous soutient haut et fort, et proposera au sein de la vélorution montréalaise une action similaire dès que les températures seront plus clémentes car à -20°, les vélorutionnaires montréalais ne peuvent se lancer dans la même aventure que Paris et nous. Ils ne pensent pas être assez nombreux. Mais c'est partie remise et dès qu'ils le feront, peut-être qu'on le refera? Avec Paris? Et Lille? Et Lyon? Et Nancy? Et Angers?
Car tous les collectifs vélorutionnaires de ces villes nous regarderons faire et nous soutiennent. Tours et Paris seront les fers de lance de la lutte vélorutionnaire contre les autoroutes urbaines.

Mais c'est aussi Projet Montréal qui nous souhaite de l'autre côté de la grande flaque d'eau une prompte réussite, espérant que notre action en plein dans la campagne municipale portera ses fruits pour éveiller des consciences. L'exemple de Séoul, à leur yeux (et aux nôtres) est le symbole du réalisme. Séoul a cassé son autoroute urbaine, d'autres villes s'apprêtent à le faire, Tours peut donc le faire. Projet Montréal nous a fait remarquer que le maire de Séoul est devenu président de la Corée et Soff signale que si le maire de Tours s'engageait à virer Ikeakaka, à faire 2 canaux et rouler à vélo et bien il pourrait bien prendre la place à qui vous savez...

Nous sommes donc actuellement en contact avec de très nombreuses personnes, et même la personne qui gère le site antivoiture, Marcel.
Après plusieurs échanges électroniques entre lui, Philippe de Vélorution Paris, Cédric de Vélorution Montréal, et nous, on ne peut pas dire que Marcel se la soit coulée douce... Deux articles étayent notre action et comme il nous l'a écrit, ce n'est pas fini.
Article 1: Supprimons les autoroutes urbaines.
Article 2: Pour en finir avec les autoroutes urbaines.

Alors? Le 2 février? Présent en vélo? Avec ActSounds qui nous accompagnera en musique pendant cette vélorution? Avec Vélorution Paris? Avec le soutien de Marcel, Cédric et de tous les autres? Pour en finir avec les autoroutes urbaines!

C'est compliqué de casser une autoroute urbaine, hein? Vous ne vous rendez compte? Comment faire? La situation de Tours ne le permet pas. Voilà le genre de critiques que nous pourrions essuyer... Répondons par l'image:

Séoul, une autoroute et ses abords:



Le chantier:



Le résultat:





Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 23 janvier 2008
Comprendre son passé, c'est construire son futur. Notre vélorution de février rentre dans cette démarche: dénoncer l'A10, sa pollution, sa position géographique dans le coeur de l'agglo, c'est aussi inspecter un passé pas si lointain pour s'ouvrir à une réflexion large et nécessaire.


Le pont du milieu, à une époque plus calme.


Le pont du milieu, aujourd'hui, 23 janvier 2008.

Son présent :

Il est détestable. Du fait de toutes les trépidations de la circulation en bas, il est dans un état déplorable. Et ce n'est pas fini.
Sur la photo prise ce matin, Gilles (vélorutionnaire tourangeau) discute avec les ouvriers. Ces ouvriers ont eu consigne ce matin de creuser sous le pont pour faciliter le passage des camions. La requalification de la voie n'est donc pas en faveur des riverains, mais bien des camions.
Le canal, puis l'autoroute ont (à jamais?) marqué une fracture entre St Pierre Des Corps et Tours. Malgré tous les jolis discours, rien ne change: priorité aux gros cubes, aux poids lourds: c'est l'effet grenelle?

Son historique :

époque de construction : 1er quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle
année : 1825 ; 1896
auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu
historique : 1825 : construction du pont sur le canal de Berry afin de relier tours et Saint-Pierre des corps. Il s' agissait à l' origine d' une construction de 5 arches de bois reposant sur des piles de maçonnerie ; 1856 : dégâts causés par la grande crue ; 1894 : projet de reconstruction par l' ingénieur Gauthier qui prévoyait un ouvrage métallique ; 1896 : reconstruction sous la forme d' une arche de maçonnerie de 23 mètres d' ouverture ; 1968 : destruction accompagnant la suppression du canal de Berry
gros-oeuvre : pierre ; bois
état : détruit
date protection MH : édifice non protégé MH
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 23 janvier 2008
Dans sa dénonciation de l'A10 en coeur d'agglomération, la vélorution s'inscrit certainement (et peut-être sans le savoir) dans une démarche de réconciliation des villes et des idées saines.
L'A10 est un peu une frontière nuisible entre Tours et St Pierre, frontière incohérente à l'heure de ToursPlus. Elle est aussi une frontière dans les idées:
Faire naviguer sur des milliers de kms produits et denrées entre le nord et le sud de l'Europe par des milliers de camions à vive allure, alors que ces denrées et produits on pourrait les faire ici, c'est une frontière économique irresponsable, déraisonnable. Du lait, des tomates, des yaourts, de l'essence passent du nord au sud, des Pays bas vers l'Espagne et dans l'autre sens, des tomates, du lait, des yaourts, de l'essence s'en vont de l'Espagne vers les Pays Bas. C'est déjà grotesque mais le faire sur des camions alors qu'on a des trains, c'est encore plus nullissime.

Certains parlent de délester L'A10 des camions (les élus locaux) mais aucun délai (ça serait trop beau). En fait, si, ça se ferait avec l'A10bis (qui ne se fera sans doute jamais, on aura plus d'essence bien avant de la voir). A la place de l'A10, ils rêvent d'une voie express.
Pour quoi faire? L'A10 bis construite, plus de camions, plus de voitures de transit, et pourquoi encore l'A10, alors?
Du fait qu'il ne resterait qu'un trafic local, à l'heure du tramway, du "faites du vélo", du "fil bleu, c'est pour vous", pourquoi ne pas détruire l'A10? Le trafic local résiduel qui subsisterait pourrait encore régresser de façon très significative: Pas besoin de chercher bien loin pour trouver la solution (Agenda 21 par exemple?).

Dans ce cas, et dans ces hypothèses de réflexion qui ne sont pas surréalistes (ce sont les élus qui parlent des camions sur les trains, du vélo à prendre, du tram, de l'étoile ferroviaire et du fil bleu), l'A10 n'a plus vocation à exister.
Que les élites mettent en application leur discours et à nous de réfléchir à la suite. Pour réconcilier les villes et cesser de voir des frontières de béton boucher les paysages, polluer les poumons et abrutir les oreilles.
Par velorutiontours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus